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Journaux: Embouteillages dans les kiosques

Publié le 03 mai 2011 par 237online @237online

Écrit par Mutations   

 


Journaux: Embouteillages dans les kiosques
L’offre des publications s’accroît de jour en jour pour une qualité cependant questionnable. Jeudi dernier, avant 9 h du matin, comme à l’accoutumée, la gérante du kiosque situé devant le Collège technique industriel et commercial (cetic) de Ngoa-Ekellé, se livrait au même exercice, celui d’afficher les journaux devant son kiosque. Difficile de savoir le nombre, puisque la gérante elle-même ne se souvient plus du nombre exact. Mais visiblement, c’est plus d’une centaine qui sont présents dans ce

kiosque très couru.

Dans cette foule où se côtoient journaux étrangers et locaux, l’on retrouve pêle-mêle périodiques, hebdomadaires, quotidiens, magazines et des journaux institutionnels. Sur les flancs et la façade principale de son kiosque, des lecteurs s’abreuvent à la «source » des manchettes sans pour autant accomplir l’acte d’achat. Des élèves facilement reconnaissables avec leur uniforme, des étudiants, et des fonctionnaires, sont tous présents.

Chacun veut prendre le pouls de l’actualité du pays.
Dans cette flore où l’on retrouve plus de 600 titres selon les statistiques du Mincom, seuls les mieux disant s’en tirent à bon compte. Quotidiens et une poignée d’hebdomadaires s’arrachent laissant sur le carreau, la flopée des titres jaunis par le soleil, tellement le respect de leur périodicité est difficile à assurer. A côté de cette poignée, les journaux étrangers quant à eux affichent un comportement commercial exemplaire.
Selon un responsable du Mincom, ce comportement est tributaire de la qualité des journaux. «si on va en kiosque investir 400Fcfa qui peuvent consacrer à autre choses de plus utile, et que se rende compte qu’il y a tromperie sur la marchandise, il y aura forcément désaffection de la part du public», explique-t-il.

Il suffit donc de faire un tour dans les kiosques de la ville de Yaoundé pour s’apercevoir combien il est difficile de se souvenir de la dernière parution d’un périodique. «Les cafards nous envahissent, explique un gérant de kiosque. On a seulement les journaux mais pour les vendre c’est un problème, et leurs propriétaires ne passent même pas retirer les invendus.» «Il y a des titres qui sortent près de trois mois après le prochain numéro», précise un gérant de kiosque.
Cette information se vérifie, puisque qu’il existe dans certains kiosque, à savoir celui situé en face du super marché Casino et celui de Ngoa-Ekellé, des titres de certaines publications datant de février, mars, ou encore de janvier. Selon Alain Njoda, en fonction au ministère des Enseignement secondaires, rencontré au kiosque du Cetic de Ngoa-Ekellé, «ce sont plus les quotidiens qui intéressent d’abord».
Mais à côté de ces titres, l’on peut aussi noter la disparition en kiosque de certains journaux qui, pendant les années de braise et même un peu avant, ont animé la scène médiatique. L’on pense ainsi à Challenge hebdo, au Combattant, à la Gazette, au Perroquet, et à bien d’autres. De tous ces titres, seul Le messager a continué l’aventure et tient encore la route. La quantité observée en kiosque n’est donc pas suivie de la qualité exigée par les lecteurs.


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