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La Bande-Annonce du 19 avril 2011 : Premier tiers temps

Par Medchassieu
Une nouvelle B-A en trois parties avec l'actualité des sorties, les acquisitions de la médiathèque et enfin la découverte d'une série TV et toujours les choix, les avis et les coups de cœur des participants.
On commence avec True Gritt des frères Coen.
Le Synopsis : 1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense.


Ce western assez classique est en fait un remake d'un film avec John Wayne (100 dollars pour un shérif). On retrouve la patte des frères Coen : le goût du "démembrement", la violence un peu crasse, une galerie de personnages hauts en couleur. Sur la fin du film, il y a un côté conte de fée avec une course en pleine nature, sous l'égide d'un ciel étoilé, immense et surnaturel.
Sans être le meilleur Coen, True Gritt reste un bon film.
Winter's bone de Debra Granick
Le Synopsis :
Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec son frère et sa sœur dont elle s'occupe. Quand son père sort de prison et disparaît sans laisser de traces, elle n'a pas d'autre choix que de se lancer à sa recherche sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n'a qu'une idée en tête : sauver sa famille. A tout prix.

L'occasion de reparler de ce film coup de cœur que Pierre-Yves avait déjà présenté sur le blog, à lire ici.
Une belle saga familiale dans ce qu'on pourrait appeler le 1/4 monde américain. On a apprécié le travail sur la lumière naturelle, très crue et la belle bande-son, folk et country. A remarquer aussi l'excellente actrice Jennifer Lawrence
et la réalisatrice, les réalisateurs femmes étant rares aux USA, Debra Granik.
Sur le thème des réalisatrices, nous avons parlé de la mythique Alice Guy Balché, qui a réalisé le deuxième film de l'histoire du cinéma en 1896. Pour plus d'informations, aller voir le très bon article qui lui a été consacré ici. L'occasion de vanter le blog très fourni Décalage Ciné-Club de l'association du même nom qui, en plus de proposer des projections pour les Chasselands cinéphiles offre cet outil richement documenté, pointu et néanmoins abordable. Au passage, toute collaboration sur le blog en question est la bienvenue. On retrouvera Décalage Ciné-Club dans la rubrique Vers d'autres blogs, dans la colonne de droite sur notre blog.
La surprise du box-office du début d'année : Le discours d'un roi de Tom Hooper
Le Synopsis : D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Edouard VIII. D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles.


Les acteurs tout d'abord : Helena Bonham Carter joue juste dans un rôle à contre-emploi, discrète. Colin Firth est très bon, crédible et touchant. En revanche,
Winston Churchill est décevant, le rôle est surjoué.Pour l'aspect historique du film, il y a plus à redire. Si l'anecdote du bégaiement est véridique et intéressante, des éléments sont passés sous silence voire erronés. La sympathie du début pour le régime nazi par exemple. Dans le film, c'est en 1933 que le roi découvre Hitler, or les thèses du dictateur sont connues avant.
Au-delà de ces petits "errements", plusieurs réussites remarquables :
  • La dualité, finement retranscrite, entre une parole handicapée, celle du roi, celle de la démocratie et une parole maîtrisée, médiatisée, celle de la dictature.
  • La mise en scène de la parole : le temps de la radio, le temps du discours, l'impact de la parole. Le film est juste sur cet enjeu : comment une parole mal maîtrisée handicape un homme aux hautes fonctions.
  • L'ambiance délétère de la famille royale, cette famille sans familiarité. Le personnage du frère qui représente le côté décadent de la famille royale anglaise.
  • Le docteur australien, une nationalité méprisée des Anglais et qui est prié de venir en aide au roi des Anglais, joli clin d’œil de l'histoire.
  • Le discours final qui n'est pas une réussite absolue. On a été touché par cette fin pas trop facile.
  • Les lambris, le parquet qui grince et l'ambiance que tout ça dégage.
Au final, un film classique dans sa facture mais intéressant à bien des égards.
Suite de la B-A dans quelques jours.

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