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Le livre sans nom, anonyme

Par Wellreadkid

Un livre sans nom, écrit par un anonyme, diffusé sur le net, et finalement publié. Un parcours finalement peu commun pour un roman policier dont l'on attribue la paternité à tantôt le prince Charles, tantôt à David Bowie. L'on a cru à une blague...Mais finalement, il s'avère que le livre est bon...et même très bon !

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Santa Mondega est une petite ville d'Amérique du Sud, connue comme la ville la plus dangereuse du monde. Cinq ans avant le début du roman, la ville a connu un massacre d'une violence inouïe : un étranger entre dans le Tapioca Bar, commande un Bourbon...seul deux personnages dans le bar survécurent à ce qu'il advint par la suite : le barman et l'étranger, que l'on appelle le Bourbon Kid.

Sanchez, le barman, se souvient très bien de ce jour maudit cinq ans auparavant. Aussi, quand deux moines entrent dans son bar comme juste avant le massacre, que Jessica, une jeune femme mystérieuse plongée dans le coma après que le Kid ait tenté de la tuer, s'éveille subitement, et qu'un tueur à gage se vante d'avoir mis la main sur une mystérieuse pierre, l'Oeil de la Lune, Sanchez sent que quelque chose d'horrible est de nouveau sur le point de se passer à Santa Mondega...

Rock'n'roll, jouissif, déjanté sont autant de qualificatifs dithyrambiques que l'on peut entendre sur ce livre, que l'on juge relativement inclassable et que l'on considère par défaut être un roman policier. Que dire en effet d'un roman qui mêle l'enquête de deux policiers, l'un obsédé par sa quête du Bourbon Kid, l'autre dépêché par le gouvernement américain, deux moines experts en arts martiaux, un tueur à gage qui pourrait fort bien être Elvis lui-même, qui mélange allègrement policier et fantastique, fait de nombreux clins d'oeil à Kill Bill, The Ring, Seven, Terminator? Oui, effectivement, c'est jubilatoire. Car ça pourrait être du grand n'importe quoi. Le fantastique qui surgit au milieu du livre aurait pu être très mal géré : ailleurs ça aurait été bidon. Ici, on ne sait pourquoi, ça fonctionne. Donc oui, c'est bon, c'est même excellent.

Les personnages, vous l'aurez compris, sont hauts en couleur. Et se font tous "dézinguer" au fil du livre. On se croirait dans une pièce de Racine. Les alexandrins en moins. L'auteur pourrait se perdre, avec tous ses personnages, notamment dans ses innombrables truands, pourtant, il parvient à donner à chacun une personnalité telle qu'on ne les mélange pas. Encore un bon point ! Entre courses contre la montre et poursuites effrénées, pas le temps de s'ennuyer. L'action est menée tambour battant, le livre se dévore en deux jours. Lancez-vous, après tout, c'est peut-être le prince William qui a écrit ce roman !


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