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On y était : Kid With No Eyes et Yaël Naïm à l’Olympia

Publié le 04 mai 2011 par Swann

Certains artistes ont besoin de deux, voire trois morceaux pour emporter le public et installer une sorte d’intimité entre lui et son auditoire. D’autres n’ont besoin en revanche de deux accords, d’ouvrir la bouche pour faire parcourir dans le dos de chacun une sorte de frissons. Kid With No Eyes est de cette catégorie-là. Et, ce mardi 3 mai 2011 il a emporté l’Olympia dans sa petite bulle à lui. Le garçon ouvrait pour la délicieuse Yael Naim.

La salle parisienne est blindée mais avant de pouvoir taper des mains sur les rythmes pop-folk inimitables de la belle israélienne, Le Kid et sa guitare devaient assurer sa première partie. Une mission remplie avec mention très bien et les honneurs du jury. Look de dandy anglais, chapeau vissé sur la tête le garçon semble d’abord être légèrement impressionné. Ça ne durera pas, puisque dès le premier morceau, de sa voix assurée il envoûte la salle. Regard s complices avec son compère du soir (Clément Simounet), petites histoires, le Kid à la guitare sèche prend rapidement ses aises sur cette scène qui impressionne et attire les convoitises de tous artistes.

Clément Verzy, l’homme qui se cache derrière ce projet a quelque chose de Damien Rice dans la voix, et dans la façon de jouer. La comparaison ne peut être qu’un compliment quand on sait combien l’irlandais est doué. Clément l’est aussi, il arrive tantôt à vous décrocher une larme tantôt à vous faire taper des mains sur des rythmes aux allures de country-rock. Le set est parfaitement maîtrisé, et court. Trop court. C’est signe que la musique est bonne. Et diable qu’elle l’est. On dit que le folk ennuie, celui de Kid With No Eyes est parfaitement dosé. La sauce prend si bien ce soir-là, qu’au dernier morceau du set, c’est tout l’Olympia qui accompagnera les deux compères, en battant la mesure.

Trente minutes, six titres, et le charme a agi. Il ne fallait rien d’autres qu’une voix majestueuse, des compositions aux accords romantiques, et une fausse timidité pour charmer la salle. Nous aussi, en France on a un Damien Rice. Il s’appelle Kid With No Eyes, et on se réjouit qu’il ait troqué son poste de réceptionniste dans un hôtel pour celui d’ »enfant qui ne voit pas », mais qui enchante quiconque dresse l’oreille. On risque de vous en parler souvent de ce petit homme.

Yael Naim pour sa part, a été grandiose. Il n’a pas fallu attendre très longtemps avant que le public rentre dans le petit monde de la chanteuse qui, une nouvelle fois était resplendissante. La belle alternait titre au piano, et titre à la guitare. Elle raconte aussi son histoire à son public, celle de la jeune femme triste de quitter son Israël natale pour Paris, la ville où il fait froid. Elle transforme l’Olympia en chorale, et le public sollicité de nombreuses fois ne se fait jamais prier pour accompagner la chanteuse pendant son set. Elle se risque à une reprise au piano aussi d’Umbrella. Et, vous savez quoi, après Tom McRae, Yael Naim est la deuxième artiste à me faire aimer cette chanson. Comme quoi le souci avec ce titre, c’était juste son interprète. Ce soir, on aurait cru que le titre était un original tellement la chanteuse et sa petite troupe se l’est réapproprié.


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