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Croc – Eye of the Beast

Par Geouf

Hé bien voilà… Mon premier article en tant que « Guest »! :-)

L’ami Geouf étant occupé à la plus noble des tâches, et pour éviter de vous ennuyer en attendant son prochain post entre deux couche-culottes, j’ai décidé de commencer par de bons petits films bien pourris comme je les affectionne tant! ^^ Direction nos amies les bêtes, donc!

Croc (Stewart Raffill – 2007 – TV)

Croc – Eye of the Beast

Il m’arrive de temps en temps avoir des échos dans la presse qu’un crocodile géant a dévoré plusieurs personnes, en Thaïlande. Bien sûr, par géant, on veut plutôt dire une belle bête, pas un crocodile mutant comme il en traînait dans mon blog, ou bien une aberration de la nature, comme le Gustave africain. Un bon petit crocodile marin de 7m, quoi… Et c’est justement la mise en image d’un de ces récits divers qui va nous occuper ici le temps d’un film. Film tout à fait fréquentable d’ailleurs, dans les limites de son budget. Notre héros est un jeune homme blanc qui a décidé de gérer un parc animalier en Thaïlande. Mais ce parc semble gêner certaines personnes et celles-ci vont se faire une joie de lui mettre des bâtons dans les roues. Notamment ouvrir l’enclos des crocodiles. Trois de ces animaux s’évadent, et c’est justement au moment où le fameux crocodile marin s’en prend à un couple parti se baigner (la scène me faisait penser à ChorakeLes Mâchoires de la Mort, j’avais l’impression de me retrouver sur la même plage…).

Croc – Eye of the Beast

Pour éviter de devoir porter le chapeau, il va falloir vite retrouver le vrai coupable. Par chance, ce crocodile est déjà pris en chasse par Croc Hawkins (ça, c’est du nom…), incarné par cette vieille ganache de Michael Madsen. J’ai d’abord cru à un Crocodile Dundee du pauvre, mais le personnage est assez sympathique, un baroudeur pas trop grande gueule, qui passe beaucoup de temps chez une communauté qui vit sur pilotis. Celle-ci a déjà subit de nombreuses attaques du monstre, et Croc Hawkins garde une photo de chacune des victimes sur son bateau, en attendant de libérer leur âme après avoir enfin tué le monstre. Voilà le genre de petit détail qui me plaît, et peut-être étais-je dans un bon jour, mais le reste du film m’a même donné envie d’aller faire un petit tour dans ce pays. Si les héros sont blancs, et les méchants thaïlandais, il y a tout de même des personnages locaux très sympas, notamment la famille de la première victime. Alors que dans ce genre de films, on oublie souvent le côté humain, il y a ici le soucis de bien faire. Ce n’est pas parfait, mais le coeur y est. Idem pour le crocodile, on arrive à un résultat tout à fait honorable: mélange d’un faux avec celles d’un vrai filmé dans un bassin ou sur les berges, le tout agrémenté de quelques images de synthèse. Il y a d’ailleurs une scène relativement bien foutue, où le méchant du film fait quelques brasses dans sa piscine privée. Et la manière de filmer suggère tout de suite que le crocodile fait trempette également (Ok, le hasard fait bien les choses, vous me direz, mais on s’en fout… J’ai déjà vu de telles purges dans ce genre de films que je ne peux m’empêcher d’être indulgent pour celui-ci…). J’ai d’ailleurs souvent fait ce rêve où je nage tranquillement dans une piscine et hop un requin ou un crocodile bouffe tout le monde (je ne vois vraiment pas comment mon cerveau peut générer des rêves d’une telle idiotie… Hum…) et j’ai retrouvé cette même tension, cette désagréable impression de nager en mauvaise compagnie. Le climax final est également sympa dans une grotte sous-marine qui sert de repaire au monstre… si on oublie le passage un peu ridicule où le héros se fait happer le bras par le bestiau, mais ce dernier meurt d’une balle bien placée et entraîne sa proie en dessous du niveau de l’eau. Les mâchoires sont coincées, Michael Madsen du haut de sa colline hurle comme un bovin qu’il faut lui couper la jambe (alors que c’est le bras), la soeur plonge dans l’eau avec un couteau de 10cm, persuadée qu’on coupe un bras comme une baguette de pain (Heureusement, elle voulait bien couper le bras, pas la jambe… Vous suivez?).

Croc – Eye of the Beast

« Coupe lui la jambe!!! » « Ou non, plutôt coupe lui le bras!! » « Ohhh, je sais plus moi… »

Heureusement le beau-frère se ramène avec un levier et tout rentre dans l’ordre… Quel suspense… (Ca spoile sévère mais en même temps, qui va le regarder ce Croc, à part moi?

;-)
)

Verdict 6/10


Eye of the Beast (Gary Yates – 2007 – TV)

Croc – Eye of the Beast

Ce qu’il y a de bien dommage avec un film de calmar ou de pieuvre géant, c’est que la plupart du temps, les apparitions du monstre se résument à un ou deux malheureux tentacules. J’avais bêtement espéré avec un titre pareil que les choses allaient changer, mais j’ai été une fois de plus bien naïf. J’ai même cru à un moment qu’on ne le verrait jamais cet oeil! Le monstre pointe finalement le bout de son nez  tout à la fin, pour 4 secondes top chrono. D’où frustration, bien entendu. Mais reprenons depuis le début: comme un tournage en mer, c’est pas trop évident, ca coute plus cher, nos amis les producteurs se sont dit « Tiens, pourquoi pas dans un grand lac? ». Et hop, tant pis pour la crédibilité scientifique d’un animal qui visiblement a su s’adapter à l’eau douce. Ce qui d’ailleurs va mettre dans l’embarras le débutant océanographe incarné par James Van Der Beek, qui sera temporairement la risée de ses supérieurs « Un calmar géant dans les eaux d’un lac, c’est n’importe quoi!! ».

Heureusement, la série B ou Z se moque bien de tout cela, et franchement si le film avait été réussi, ca ne m’aurait pas embêté plus que ça. Le film en soi n’est pas trop ennuyeux, mais c’est surtout grâce à des personnages qui ont un semblant de profondeur, grâce à la dualité d’une équipe de pêcheurs blancs et d’une autre d’origine indienne. Ca pimente un peu, en tout cas plus que le céphalopode, et ses attaques anti-spectaculaires au possible. Il y a bien le miroitement d’un final osé, où les deux équipes décident de s’allier et de tendre un filet entre les deux bateaux pour capturer le bestiau (ce qui, avouons-le, aurait pu donner une scène très sympathique), mais voilà, le moteur des blancs rend l’âme, laissant les indiens seuls face à leur destin. Et ruinant par la même occasion mes espoirs de voir un bon film… Au suivant…

Verdict: 4/10

Soundwave

(On fera un petit cours d’italien pour le prochain article ^^)

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