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USA: retrait du Républicain mormon

Publié le 07 février 2008 par Danielriot - Www.relatio-Europe.com

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Le candidat mormon tire les conséquences d'un «Super Tuesday» décevant. Et laisse le champ libre au favori républicain dans la course à la Maison-Blanche, John McCain. «Je dois maintenant m'écarter, pour notre parti et notre pays», a-t-il déclaré lors de la Conservative Political Action Conference, à Washington. «Ce n'est pas une décision facile pour moi. Je déteste perdre (...) S'il n'était question que de moi, je continuerais. Mais je suis entré dans cette course (à la Maison-Blanche) parce que j'aime l'Amérique»Mitt Romney, lors de la Conservative Political Action Conference, jeudi à Washington. (Capture CNN)

En dépit de son image de redresseur d'entreprises en difficulté et de ses deniers personnels (18 millions de dollars) investis dans la campagne, Romney, le «sauveur» des Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City éprouvait des difficultés à relancer sa campagne après un «Super Tuesday» décevant. Sans oublier l'hypothèse largement évoquée ces dernières heures par les observateurs: celle d'une alliance entre John McCain et Mike Huckabee sous la forme d'un ticket.

Battu dans 14 des 21 Etats en jeu, le multimillionnaire aurait gagné 270 délégués, selon un décompte provisoire, loin derrière les 680 du sénateur de l'Arizona et vétéran de la course, mais devant l'ancien pasteur Mike Huckabee (194).

A NOTER:Dans son discours d'abandon, le conservateur s'en est  pris... à la France, où il a  séjourné deux ans en tant que missionnaire mormon dans les années 60. «Nous faisons face à une nouvelle génération de défis qui menacent notre prospérité, notre sécurité et notre avenir. Si l'Amérique ne change pas, nous pouvons devenir comme la France du 21ème siècle. Encore une grande nation mais pas le leader du monde».

Une fuite dans le quotidien Boston Globe, fin 2007 avait vu la publication d'un document stratégique du camp Romney où la critique de l'Hexagone était conseillée de façon récurrente comme un bon outil de campagne. Des slogans étaient développés, associant Hillary Clinton à la France. «C'est là qu'Hillary et les démocrates veulent nous emmener. Hillary = France», suggérait ce document à usage des militants. Des autocollants estampillés «First, Not France» («En tête, pas comme la France») avaient même été conçus à mettre sur les voitures mais n'ont pas été utilisés.


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