Magazine Culture

Ramata, adapté par Léandre-Alain Baker

Par Gangoueus @lareus
Ramata, adapté par Léandre-Alain Baker
Ramata est un ouvrage que je lirai un jour. Parce que mon ami Hervé Ferrand en a fait une très belle critique. Parce que Léandre-Alain Baker en a fait un film profond et intéressant. Parce qu’il faudra bien un jour que je découvre Abasse Ndione, auteur de polars depuis Dakar.
J’ai eu le privilège de voir ce film avant sa sortie en salles, le 1er juin 2011. Un film qui a mis un certain à rencontrer le grand public si on considère que l’actrice qui le porte, Katoucha Niane, a disparu il y a plus de trois ans dans des circonstances toujours non élucidées.
Katoucha.
Je ne sais pas si une autre actrice aurait pu habiter le personnage central de ce drame. Ramata.
Une femme. Une cinquantaine d’années. Belle. Épouse depuis près de trente ans du Garde des Sceaux sénégalais. Le pouvoir. La richesse. Les moyens de s’entretenir. Une belle baraque. Une fille. Un petit-fils. Des hommes? Pourtant, quand Ramata se fait enlever par Ngor le temps d’une soirée, un jeune brigand qui sort de taule, sa vie bascule. La femme abandonne la sécurité de son mariage pour une relation périlleuse et incertaine, où elle perd le nord. D’autant que l’apparition de Ngor n’est peut être pas fortuite…Ramata, adapté par Léandre-Alain Baker
Léandre-Alain Baker réalise un film d’auteur intelligent admirablement porté par Katoucha Niane et Viktor Lazlo. Un projet où la femme a une parole libre et tente de se défaire d’une relation lourde et inaboutie. La femme objet décide de s’extraire de son rôle de potiche pour se réaliser. Une libération de la solitude de l’oasis pour les ardeurs et le silence du désert ? Qui est Ngor, ce jeune homme qui a 25 ans de moins que Ramata ?
On sent dans le jeu de Katoucha, une tristesse profonde qui sied bien au mal-être du personnage incarnée. On sent une souffrance de certaines femmes africaines qui portent leur destinée comme un fardeau. On sent l’émotion de l’actrice qui semble jouer un rôle qui la touche profondément. La tragédie d'une vie personnelle qui l'a conduite à écrire Dans ma chair. Une souffrance que Léandre-Alain Baker capte très bien.
Je ne suis pas un spécialiste de cinéma. Je ne rentrerai pas dans des considérations techniques.Mais, j’ai bien aimé le montage, l’agencement des scènes. On peut regretter quelques temps morts qui sont néanmoins brefs. Ce film sort trois ans après sa production, après de nombreux festivals, dans une salle à Paris, au cinéma La Clé, du côté de Maubert Mutualité, à partir du 1er juin 2011.
Ramata, film adapté du roman d'Abasse Ndione,réalisé par Léandre-Alain Baker, produit par Mokhtar Bah, musique de Wasis Diopavec Katoucha Niane, Viktor Lazlo, Ibrahima Mbaye, Ismael Cissé, Suzanne Diouf, Abdoulaye Diop Dani, Ernest Seck
Voir une présentation de RFI avec Mockhtar Bah et Léandre-Alain Baker

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Gangoueus 8177 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossiers Paperblog

Magazines