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CLOVERFIELD fait trembler New-york !

Publié le 08 février 2008 par Thibault

CLOVERFIELD fait trembler New-york !Décidément, il ne fait pas bon vivre à New-york ! C’est sûrement la ville la plus touchée cinématographiquement pas toutes sortes de catastrophes ambulantes. Cette fois, elle se fait attaquer par « on ne sait trop quoi », et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est plutôt dangereux ! Quoi ?! Ne me regardez pas comme ça ! Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous révéler le fin mot de l’histoire du film le plus « Top secret » du moment quand même ! Hé oui, Shotactu est entré dans la confidence… bon je vous le dirais peut être… ou peut être pas. Je vous donne quand même un indice : lisez la suite, il y aura sûrement des informations.

Sachez tout d’abord que si je décide de tout révéler, vous serez une bande de petits veinards ! En effet, le film est au coeur des discussions depuis l’été dernier à base de « Mais qu’est ce c’est ? » ou « Mais qu’est ce qui se passe ? » et encore « Par quoi la statue de la liberté a t-elle été décapitée ? Un monstre ? Une catastrophe climatique ? ». C’est ce que l’on appelle : créer un « BUZZ » médiatique. Pour cela, une série de Teasers et de rumeurs ont été méthodiquement choisis. Un coup de pub phénoménal orchestré par J.J. Abrams, auteur, producteur du film et créateur des séries Alias et Lost. Il n’y a pas à dire, il a le sens du suspens…. et des affaires ! Puisque une telle promotion, ne peut qu’attirer les curieux. Il n’y a qu’à voir le résultat au niveau du chiffre d’affaire. Le film a été produit avec un budget de 25 millions de dollars, ça paraît rien comparé à ce qu’il a rapporté le week-end de sa sortie aux Etats-Unis. Attention, accrochez vous : il a rapporté pas moins de 48 millions de dollars en un seul week-end. Pari réussi donc pour J.J Abrams qui nous offre un film fantastique, catastrophique, apocalyptique et monstrueux. Une fin mélange entre Godzilla et Le projet Blair Witch.

Le film suit, en quasi temps réel, la fuite d’un groupe de jeune trentenaire occupé à faire la bringue avant la catastrophe. Toute l’action est filmée en vue subjective, c’est donc caméra à l’épaule que l’on suit nos héros à travers les rues dévastées de New-York, car il faut échapper à un (roulement de tambour !) lézard géant, un monstre pur, dur et gigantesque, sûrement cousin de ce cher Godzilla, et du pas du bon côté de la famille si vous voyez ce que je veux dire ! Et en plus il lui a tout prévu ! Hé oui il n’est pas seul, il est accompagné de divers bestioles horribles et sanguinaires. De quoi émoustiller la population New-yorkaise qui une fois de plus fait face à une catastrophe extraordinaire. Pauvre New-yorkais, ils n’auront donc jamais la paix ?!

Mais attention , si on peut faire un rapport évident avec Godzilla grâce à la carte « film-de-gros-monstre-super-méchant-qui-veut-manger-tout-le-monde-et-détruit-tout-sur-son-passage », Cloverfield n’en est pas remake, loin de là. Cela est dû en particulier aux prises de vue, à l’épaule, avec une caméra DV, qui donnent à ce film une dimension de documentaire amateur et de témoignages. On en vient au côté Blair Witch. Ainsi pas de scientifique, pas de super héros musclé qui sauve le monde, juste des gens comme vous et moi qui ne savent pas ce qui les attaque, ni comment s’en, débarrasser. C’est ce qui fait la grande force du film, mais c’est aussi ce qui parfois le discrédite aux yeux du spectateur qui n’est pas totalement dépourvu d’intelligence. Dès le début quelques incohérences au « tourné à l’épaule, sur le vif », saute aux yeux et quelque fois on se demande même « tient comment il a pu faire pour filmer ça lui, ce n’est pas humain, mais arrête de filmer et sauve ta peau !! », mais il faut bien créer une ambiance dramatique !

Pour cela, on a aussi le droit au remuement incessant de la caméra, qui à force peut donner le mal de mer aux plus sensibles, ainsi qu’aux hors champs, aux cris strident, aux « mon dieu » incessant du teneur de la caméra. Bref, il faut faire peur, créer une sensation d’effroi et de tension, alors on ne lésine pas sur les cris, et les plans hors champs.

Mais malgré les mauvaises langues et tous ces petits défauts Cloverfield est sans aucun doute, un projet esthétique et moderne, jouant avec l’imagerie et le réel. Ce qui fait de ce film un ovni contemporain dans la jungle Hollywoodienne, « presque un film d’auteur » dit Camille Trumer, PDG de Paramount Pictures France. «Il risque de devenir l’un des films les plus rentables de l’année à Hollywood. Il devrait atteindre les 100 millions de dollars aux États-Unis et le million de spectateurs en France», se réjouit-elle. En tout cas, c’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Note Shotactu : 8/10

La bande annonce :

Maeva Levay


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