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Un livre qui m’a fait voyager

Par Angelita

Je ne suis pas très porté sur la culture asiatique. Plutôt nordique. Du coup, la Chine, le Japon ne me tentent pas trop, au contraire de l’homme. Mais j’aime voyager par la pensée, découvrir d’autres cultures, d’autres paysages, d’autres politiques. C’est important à mon avis de connaître les autres, même si on ne veut pas visiter leur pays. Qiu Xialong est un auteur Chinois très talentueux qui nous fait voyager dans les contrées les plus reculées de Chine. Il nous parle de son pays, de ses défauts surtout, de ses qualités. Et comme partout, il existe le silence des plus grands. Profitons donc de ces paysages et de ses héros. Voilà mon voyage, Virginie.

Un livre qui m’a fait voyager

Après mon premier essai de cet auteur, pas franchement réussi, il faut bien le dire, il a suffit que mon homme demande un autre livre car lui avait beaucoup apprécié pour que je me replonge dans Qiu Xiaolong. Et bien, autant vous le dire tout de suite, j’ai été agréablement surprise par ce roman. Ne vous attendez pas à une enquête policière transcendante, ce n’est pas le but de l’auteur. En ça, cela ne change pas du premier livre lu. Mais il n’y a eu aucune longueur cette fois-ci. Tout est bien agencé. Que ce soit les explications historiques sur Mao, les explications sur la vie des Chinois, les explications sur le train de vie des uns et des autres, sur les différences de classe, les appartenances au parti et aussi l’enquête policière si on peut dire.

L’auteur nous entraine donc en Chine où il nous donne son avis sur l’ouverture de la Chine au capitalisme, à l’argent, entraînant ainsi une guerre des classes au sein du peuple Chinois. Certains voudraient même faire revenir Mao et en ont la nostalgie. Mais serait-ce vraiment un bien ? Le parti chinois tient en tous les cas un discours différent de ce qui se passe réellement dans la rue.

Mao est toujours aussi omniprésent en Chine. On veut tout connaître de lui, toute sa vie intime. Mais ces documents-là sont préservés, cachés. On n’apprendra rien avant de nombreuses années sur sa vie sexuelle, sur son intimité, sur son pouvoir, sur ce qui l’animait. On découvre dans ce roman de nombreux poèmes. Il faut dire aussi que le personnage principal, l’inspecteur Chen, est un érudit. Que révèlent donc les poèmes de Mao. N’étant pas très poème, ni très au fait des poèmes chinois et de ce qu’ils impliquent, même s’ils sont beaux, je ne me suis pas tant que ça attardée. Il faudrait peut-être les relire mais sans s’attacher au livre réellement. Les retrouver, les réécrire pour soi, pour s’en imprégner.


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