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Revue de presse

Par Thomz

Petit retour sur une affaire, affaire à l’origine, en quelque sorte de mes tribulations dernières.

Retour en textes

« Que s'est-il passé ? Nicolas Philippe s'était lancé avec enthousiasme (et de l'argent) dans l'édition. Cet ancien avocat d'affaires et ancien actionnaire des imprimeries Chevrillon Philippe a repris le Serpent à plumes en 1999. Il a construit un petit groupe avec Somogy, l'éditeur en ligne, manuscrit.com, les éditions Nicolas Philippe et le Centre d'observation du livre (COL), qui regroupait le Serpent à plumes et Florent Massot présente, créé par Florent Massot et Philippe Robinet, partis créer, chez Bernard Fixot, Oh ! éditions. "Je voulais ouvrir mon capital, explique Nicolas Philippe. C'était souhaité par Pierre Astier." Il entre pendant l'été 2003 en discussions avec Flammarion pour changer de distributeur et envisager une éventuelle entrée dans le capital. C'est là qu'intervient le premier imbroglio de l'affaire. Nicolas Philippe soutient que Pierre Astier a fait échouer début février la négociation avec Flammarion, ce que Pierre Astier conteste. Elle portait sur un contrat de distribution et une entrée à 25 % dans COL, pour un montant de 400 000 euros. COL a réalisé en 2002 un chiffre d'affaires de 1,76 million d'euros et accusé un déficit de 251 000 euros. Frédéric Morel, directeur général de Flammarion, explique : "Nicolas Philippe nous a demandé de prendre une participation pour assurer le contrat de distribution. Nous avons examiné la proposition, mais ça n'a pas débouché." » (in Le monde des Livres, 15 mai 2004)

La grande peur du Serpent à Plumes, (Le Monde, 25 mars 2004)

Au cours de sa jeune mais mouvementée histoire, Le Serpent à Plumes a souvent changé de peau. Aujourd’hui, il se sent à poil. Mi-février, la maison a été vendue aux éditions du Rocher par son ancien propriétaire, Nicolas Philippe, au grand dam de l’équipe en place. Le fondateur du Serpent, Pierre Astier, a refusé d’intégrer le Rocher, tout comme Pierre Bisiou, directeur de la collection "Motifs", qui fête cette année ses dix ans. Les cinq autres salariés, non repris, par le Rocher, ne sont pas satisfaits des propositions de reclassement de Nicolas Philippe. Ils contestent les conditions de la vente.
À l’entrée du Salon du livre de Paris, un tract-pétition était distribué : "Menaces sur Le Serpent à Plumes : le Rocher ne plumera pas le Serpent". Deux urnes pour recueillir la pétition étaient disposées aux stands de Bréal et de Zulma, à proximité du Rocher et des éditions Nicolas Philippe.

L’intégration du Serpent à Plumes au Rocher est l’une des plus rapides de l’édition. Pierre Astier dénonce sa " brutalité ". Le 1er mars, le Rocher venait chercher les ordinateurs du Serpent à Plumes. Pierre Astier et Pierre Bisiou font l’objet d’une procédure de licenciement. Et dans la catalogue 2004 des éditions du Rocher, imprimé en mars, Le Serpent à Plumes occupait déjà une dizaine de pages, tout comme " Motifs ". Plusieurs auteurs et agents littéraires – parmi lesquels Rony Brauman, Noam Chomsky, Trevor Ferguson, Dany Laferrière, Jean-Marie Soudey, Amin Zaoui, ou les ayants droits de Timothy Findley ou Edward Said – ont écrit au Rocher, faisant part de leurs " réserves " pour ce qu’ils qualifient de " transfert litigieux de [leur] contrat d’édition ".

L’huissier et les auteurs
Ces derniers craignent une perte d’identité de la maison incarnée par Pierre Astier, depuis 1988, d’abord sous forme de revue. Le Serpent à Plumes a construit un catalogue de plus de 350 titres, aves une attention particulière aux écrivains des pays du tiers-monde. La maison a eu des difficultés économiques et des rachats successifs, mais Pierre Astier a toujours bataillé pour conserver sa ligne éditoriale.

"J’ai répondu à tous les auteurs, explique Jean-Paul Bertrand, PDG du Rocher. Il s’agit de mon plus gros investissement et je ne vais pas le démanteler. Je veux préserver son indépendance comme je l’ai fait pour Anatolia." Nicolas Philippe indique qu’il avait prévenu Pierre Astier – qui dément – de cette vente tout comme de discussions avec Flammarion. Le groupe franco-italien reconnaît qu’il y a eu des contacts pour la distribution mais il n’a jamais pensé à entrer dans le capital. Le dossier est entre les mains des avocats. Pour Pierre Astier, Emmanuel Pierrat a entamé plusieurs procédures. Il conteste notamment le droit au Rocher de reprendre la maquette de la colection "Motifs". Dernière péripétie : Nicolas Philippe a envoyé un huissier au Serpent à Plumes, mardi 23 mars, alors que se tenait une réunion d’une trentaine d’auteurs. Une rencontre de conciliation devrait être organisée début avril au ministère de la culture.

Alain Salles

Voilà comment je me suis retrouvé à travailler au 20 rue des Petits Champs en cet an de grâce 2007, dans les cendres encore chaudes du Serpent. J’ai essayé de sauver ce que j’ai pu.

Et enfin, le coup de grâce, une petite question qui résume le tout...

La quantité ne se fait-elle pas au détriment de la qualité ? Que penser de la pléthore de textes qui existent sur Internet, qui ont une existence alors qu'ils ne possèdent peut-être pas de légitimité artistique ou littéraire à leur visibilité ?

Ce n’est pas de l’édition pour moi, c’est de l’imprimerie. Le livre n’y devient qu’unproduit sérialisé de plus qu’il faut vendre, vendre, vendre. Le livre n’existe plus que pour sa valeur marchande.

Autant dire qu’il n’existe plus.

Bon dimanche


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