Magazine Culture

Coïncendies

Par Thomz

L’esplanade du Louvre est un lieu au magnétisme sourd. Ou plutôt non. Me rendant ce matin sur mon lieu de travail, arrivant au bout d’une heure de marche, le chemin le plus logique, donc le plus court, et qui se trouve être le plus agréable et touristique, traversant à la fois Saint Germain des prés pour le côte rigolo et le Louvre pour le côté culturel et immortel de Paris. Fort logiquement, mes basses œuvres de la journée terminées, il me fallait rentrer dans mes pénates, toujours à une heure de marche. Et là, à peine franchis-je les arcades de la rue de Rivoli, pour me retrouver de plain pied sur cette esplanade splendide, que s’enclenche dans mon dispenseur sonore, que j’eus alors cru doté d’une intelligence propre, une des plus belles chansons de Bob Dylan : « I shall be released ». Notez l’ironie. La douceur d’une guitare savamment effleuré, une voix écorchée, des arpéges savamment distillés, un harmonica plein de spleen…Le soleil se couchant, teintant d’une pâleur jaune le ciel au dessus de l’aile du Louvre. L’air était frais, la place presque déserte si ce n’étaient des voitures, étrangement empaquetées d’une seul côté de la chaussée. Un moment tout simplement.

“From the west unto the east.
Any day now, any day now,
I shall be released”

Ma destine assemblée à celle de l’astre solaire (quoique je n’ai pas la force d’aller verifier si c’est bien dans ce sens que nous le voyons)…

Cette esplanade possède un pouvoir. Oui. Je me souviens parfaitement d’un des jours d’hiver des plus froids de l’année dernière où, me rendant vers Opéra, je décidai de ce passage. Montant la place, à peine tourné-je la tête vers la pyramide de verre que s’enclenchaient les premières notes de « Pyramid Song » de Radiohead…

Ne moquez pas ces plaisirs enfantins, ces coïncidences. Leur existence donne tout son charme à une journée sans saveur. Et certains jours, ce n’est pas rien.

“They say ev'ry man needs protection,
They say ev'ry man must fall.
Yet I swear I see my reflection
Some place so high above this wall.
I see my light come shining
From the west unto the east.
Any day now, any day now,
I shall be released »

A demain à tous. A tout à l’heure.

PS : Bon, apparemment demain c’est grève aussi un peu alors. J’abandonne l’idée du vélo. J’ai pu tester aujourd’hui la vélocité de mes Doc Martens, qui me suppléent toujours en cas de problème.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Thomz 7 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossiers Paperblog

Magazines