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El chuncho (1966)

Par Littlebigxav

Film de Damiano DamianiEL%20CHUNCHO.jpg

Titre original: El Chuncho, Quién sabe?

ITALIE, Genre: Western italien

Avec: Gian Maria Volonté, Lou Castel, Klaus Kinski, Martine Beswick, Andrea Checchi, Spartaco Conversi, Jaime Gonzalez, Joaquin Parra, Aldo Sambrell, Santiago Santos...

Musique: Luis Enrique Bacalov

Pour plus de détails voir IMDB

SYNOPSIS: Mexique durant la révolution zapatiste, El Chuncho est un peon qui s'est mis à la tête d'une bande armée et qui assaille les convois de trains de l'armée ou les casernes en vue de les piller de leur armement et de revendre les prises au général Ejias de la révolution. Lors d'un pillage de train, il prend sous son aile "Niño" un jeune gringo qui lui dit être un prisonnier de l'armée. Mais celui-ci est un tueur opportuniste qui utilise El Chuncho pour approcher le général Ejias, le tuer et recevoir ainsi du gouvernement une prime phénoménale...

CRITIQUE: Le film doit beaucoup à son scénariste Franco Solinas. Entré à l'âge de seize ans dans la résistance française à l'occupant allemand, il rentre au parti communiste italien et travaille à "L'Unità" organe communiste italien comme journaliste. Autant dire que la lutte des classes c'est son domaine. Et rien de tel qu'un film sur la révolution zapatiste pour éxalter ce mouvement de libération du peuple méxicain. El Chuncho le héros du film croit en son idéal jusqu'à la toute fin du film. Malgré les multiples tentations, il ne cèdera pas au sirènes de l'argent même si pour lui, l'argent est important. Cela reste l'élément de corruption et de discrimination sociale: ce qui le hérisse le plus. Même si finalement il n'a été qu'un instrument pour le général Ejias ou pour "Niño" le gringo, il recouvre sa dignité en redevenant un homme traqué par l'armée mexicaine. Magnifique musique de Luis Enrique Bacalov inspirée des airs traditionnels mexicains.
   "Ya me voy" Luis Enrique Bacalov

Damiano Damiani réalise un western d'une excellente tenue qui arrive à la hauteur des grandes oeuvres de Sergio Corbucci et Sergio Sollima. Il bénéficie d'une interprétation picaresque de Gian Maria Volonté et froidissime de Lou Castel. La post synchronisation fait la part belle dans ce film italien aux expressions en espagnol et mérite une vision en V.O.

La scène d'anthologie: L'attaque du train au début du film. Impressionnante d'oppression car l'assaillant est invisible et fait mouche.

NOTE: 15/20

Films de Damiano Damiani déja commentés:

  • "Confession d'un commissaire de police au procureur de la république"

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