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Chuck – Saison 4

Publié le 14 juin 2011 par Mg

Ex-succès de saison auprès d’une horde de geeks en chaleur (comprenez, on cherche des programmes de qualité), Chuck aura prouvé n’être qu’un épisode bien éphémère tant la qualité du show aura baissé de saison en saison. Après une première année fortement sympathique, notre brave vendeur en informatique transformé en super espion (gloussement de nerd) n’a pas su trouver le chemin de l’awesome attitude, et est devenu un mouton parmi tant d’autres.

Et pourtant, cette quatrième saison sortie du néant de l’audimat (la série n’attire que peu de spectateurs, mais on a l’impression qu’elle est devenue la bouée de secours de la chaîne – à défaut..) a su trouver sa place sur la grille, prenant le temps de 24 épisodes pour nous conter son histoire. Et c’est l’année du mariage pour Chuck et Sarah. Comme promis en fin de 3e mandat, c’est aussi l’année des révélations. Pêle mêle, voici donc que l’identité de Chuck devient connaissance public (la meilleure idée du show sans doute, la buddy team avec l’extraordinaire comique barbu Morgan, une valeur sûre, redonnant quelques couleurs aux scènes de comédie), sa soeur accouche, leur mère revient (normal, le père est parti – et la série a toujours été une histoire de famille), le grand méchant est russe, et le Buy More est toujours inexplicablement là (même s’il devient une vraie planque de la CIA). En bref, tout se transforme, rien ne se perd.

Et rien ne sera perdu. Devenu show familial cathodique, et non fantasme de geeks cinéphilo-vidéoludiques, Chuck cultive son côté romantique à outrance, basant 90% de son temps sur la relation du héros avec sa dame, entre deux décors cartons pâtes pour ses nouveaux voyages internationaux à la lutte avec des terroristes mondiaux, a.k.a. ceux qui ont enlevés (forcément) Maman Chuck voici quelques dizaines d’années. Plus rien de vraisemblable, mais on s’en fiche un peu… Etrangement, la série attire quand même les guests : Harry Dean Stanton, Olivia Munn, Lou Ferrigno, Ray Wise, et bien sûr la colonne vertébrale de l’année, le tandem Linda Hamilton – Thimothy Dalton! Deux comédiens bien trop classes pour apparaître ici, mais nous ne sommes pas à une invraisemblance prête. Dans tout ça, Chuck prépare donc son mariage, devient tonton, rencontre quelques méchants pas si terribles, tourne beaucoup en rond et ennuie fermement.

Finalement, la seule bonne surprise viendra d’une dernière scène (c’est souvent comme ça, mais au moins ça peut consoler d’avoir tenu jusqu’au bout) concernant l’indécrottable Morgan, et qui annonce une 5e saison (prévue comme la dernière) qui pourrait être plus fun. A trop jouer avec les cases horaires et les possibles annulations, Chuck est bien le grand gagnant de ces dernières années, sorte de dernier candidat d’un jeu où il reste seul en lice, malheureusement au détriment de la qualité du show. Reste à voir s’il saura convaincre l’année prochaine…


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