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The tree of life, de Terrence Malick

Par Onarretetout

the-tree-of-lifeDes images trop belles, trop nettes. Une imagerie qu’on pourrait qualifier « d’Epinal », si elle venait de France. Une tentative de démonstration froide. Pas d’émotion dans ce film, mais un discours religieux qui dit à peu près ceci : Dieu a créé le monde (et je n’étais pas là à ce moment pour en témoigner), et toute vie appartient à Dieu. C’est un discours que porte en voix off un mort, qui se demande comment faire pour que les survivants le rejoignent dans son paradis. Plage où tous les âges de la vie se rejoignent dans le miracle de marcher sur l’eau. Avec un jeu de mot final qui fait passer de « son » (fils) à « sun » (soleil) dans un champ de tournesols (sunflowers), une idée de la résurrection sans doute.

Je doute que Terrence Malick ait choisi son titre en référence à Darwin, comme je l’ai lu quelque part. Il n’est pas question de l’évolution des espèces dans son film, même si apparaissent quelques dinosaures… C’est plutôt une référence aux textes bibliques ou kabbalistiques, dans lesquels cet arbre de vie permettra de goûter aux fruits de la vie éternelle. En ce sens, ce film est dangereux : il n’invite pas à être présent au monde, il offre moins à contempler qu’à espérer.

Globalement, ce film est insupportable : il n’est tourné que vers l’acceptation, la soumission, qu’elle soit appelée confiance ou amour. L’exergue, tirée du Livre de Job (Livre cité encore dans le sermon d’une cérémonie funèbre), introduit bien le propos : l’homme mis à l’épreuve doit garder sa foi en Dieu… C’est trop de religiosité, et la musique en rajoute, avec des Requiem, la Symphonie n°1 de Mahler, des pièces de Smetana, Brahms, Couperin, Bach, Moussorgski, Schumann, etc. C’est, encore une fois, trop.


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