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[Critique DVD] Alamar

Par Gicquel

[Critique DVD] AlamarC’est un festival qui découvre, accompagne et promeut la génération montante du cinéma français et étranger. Le réalisateur mexicain Pedro González-Rubio a ainsi reçu l’approbation d’un jury composé de jeunes professionnels, (Ludivine Sagnier, Julie Gayet, Tomer Sisley…) pour une histoire assez minimaliste autour de la séparation d’un couple.

Mais loin des productions habituelles du genre, le cinéaste évite le mélo, le drame et les conflits pour bercer dans la candeur de paysages oubliés, sur la barrière de corail de Chincorro.Dans ce lieu idyllique, Natan qui habituellement vit en Italie, va découvrir à la fois un papa et un univers peu commun. Celui des artisans pêcheurs aux techniques rudimentaires, que le Pedro Gonzalez-Rubio nous présente en long et en large, un peu à la façon d’un documentaire Thalassa.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Les images sous-marines et terrestres sont belles, le cadre parfait, les acteurs non professionnels remarquables (Jorge Machado,et  Natan Machado Palombini,) et l’histoire se délie sans véritable pulsion , si ce n’est le petit cœur de Natan toujours près à s’émouvoir devant cette nature encore vierge, et ce papa si courageux. Quelques échanges sensibles entre le père et le fils donnent un autre ton à ce film qui hésite entre le documentaire et la fiction.

Je l’ai regardé  sans déplaisir, mais avec le sentiment de l’avoir déjà vu à plusieurs reprises. Et si tout semble idyllique dans le meilleur des mondes, celui de Natan, son  regard est d’une tristesse éloquente quand il lui faut regagner sa terre maternelle. La question posée d’emblée par le film (le sort des enfants séparés) revient alors à cet instant à la surface, mais demeure en suspens, au profit d’un discours écologique fondé sur la transmission. C’est beau, c’est très beau …

[Critique DVD] Alamar

Le réalisateur et ses deux "héros"

Les bonus

La première au MK 2 Beaubourg avec interview du réalisateur.

Il sait que les critiques lui donneront des étiquettes et le voici très à l’aise dans ce type d’exercice. «  Ils diront fiction, documentaire, je ne sais. Pour moi ce film est une expérience visuelle qui va directement au sentiment. C’est une recherche personnelle, afin de me réconcilier avec mon passé. ». Une démarche autobiographique pour défendre «  l’écosystème que l’on détruit actuellement afin de construire des hôtels ».

Il parle aussi de sa façon de travailler avec des non professionnels (Jorge, est un guide touristique dans la région de Chincorro). « Je m’inspire beaucoup de leur vie, de leur spontanéité qui permet de rapporter quelque chose de naturel ».

Deux scènes coupées

Dans le fil droit du film , la découverte par Natan d’un bernard l’hermite et la manière de cueillir des noix de coco par Jorge sous le regard ébahi du fiston .


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