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JULES-ALEXANDRE GRÜN S' L'AFFICHE. Peintre et affichiste au coeur de la bohème montmartroise.

Par Bernard Vassor

PAR BERNARD VASSOR

Grün, andré Roussard,O'GALOP,françois de Montholon,Chamarande,rue des Martyrs,Guillemet,rue Clauzel

 Un auto-portrait :

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Il naquit et mourut à Paris 26 mai 1868- 15 février 1934. Il fut très tôt l'élève d'Antoine Guillemet qui avait son atelier au 6 rue Clauzel (puis 59 rue des Martyrs). Il débuta sa carrière comme dessinateur au Chat Noir, il avait alors 17 ans. Affichiste très recherché, presque l'égal de Jules Chéret, il obtint de nombreuses commandes de théâtres, cabarets et de cafés-concerts.  Son affiche très osée pour un spectacle de "la Scala" du boulevard de Strasbourg fit scandale, mais ne fut pas interdite. Cette femme entièrement nue, couverte seulement de son voile de mariée transparent, dépassait en gauloiserie tout ce que l'on avait vu jusqu'alors. Le "théâtre du Grand Guignol" d'Oscar Méténier fit appel à ses services pour la publicité de ses premières représentations.
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  Il habitait dans sa jeunesse au 20 rue des Martyrs* avant de s'installer au 48 rue d'Orsel.  Il fut de ceux qui organisèrent "la Vachalcade" en décorant des chars qui prenaient place dans le défilé. Egalement peintre de talent il exposa plusieurs fois des oeuvres importantes au Salon des Artistes Français, dont il devint membre du jury. Son succès fut immense, on s'arrachait ses affiches, les colleurs d'affiches étaient harcelés, soudoyés ou même volés, tant l'engouement des collectionneurs était grand. Il était l'ami de Marius Rossillon (1823--1867-1946) Après une vie assez tapageuse, Jules-Alexandre va se ranger et épouser une concertiste, mademoiselle Toutain et alla habiter dans les beaux quartiers de l'époque au 31 boulevard Berthier. Il exposa en 1911 une toile gigantesque de 3,60m X 6,16 mètres représentant cent personalités du monde des arts intitulé "Un vendredi au Salon des Artistes Français". C'était d'après André Roussard un grand exercice de vituosité. (André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, éditions André Roussard 1999) Il n'en continua pas moins son travail; il croquait les petites femmes de Paris, et les noceurs qui vont de pair. Il termina comme beaucoup de ses camarades sa vie honteusement, on lui accrocha un bouton rouge au revers de son veston ! *C'était également l'adresse du peintre François de Montholon, qui avait mlaparticularité de n'avoir pas de bras, et d'êtree unijambiste. Toujours à cette adresse, à l'époque, se tenait un  petite maison de proximité, dont la procureuse était également la propriétaire de la "fenestrière" du nom de Chamarande, insoumise du 14 rue Clauzel ! Article mis à jour le 25 juin 2011

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