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« Nos contemporains chez eux »

Par Blogegide
« Nos contemporains chez eux »L'inflexible Théo dans son atelier (photo de Paul Marsan dit Dornac)vers 1900-1910
En 2008 une première vente sortait le photographe Dornac de l'anonymat, ou plutôt du pseudonymat, et atteignait des sommets : 40700€ pour une photo de Stéphane Mallarmé accompagné d'un poème autographe et 37000€ pour celle de Verlaine avec là aussi quelques vers de remerciement. On sait depuis que derrière la signature « Paul Marsan dit Dornac » se trouve Paul Cardon, né en 1858 et mort en 1941, « Maître Photographe, 34 rue Gassendi à Paris XIV° ». De nouvelles épreuves d'époque de la série « Nos contemporains chez eux » passent en vente mercredi à Drouot.
« Nos contemporains chez eux » Jean-Paul Laurens dans son atelier(photo de Paul Marsan dit Dornac)12 novembre 1905 

Paul Verlaine est en effet comme chez lui au café François 1er. Sur la cheminée d'Octave Mirbeau, un cheval percheron montre qu'il aimait mieux les bêtes que les gens de cette région. Jean Richepin, le poète des Gueux, a un drôle d'air avec son pantalon bouffant dans son salon chichiteux. Très baroque est celui de Jules Lemaître. Et que dire de Loti, posant en prince du désert, sabre au côté, dans son boudoir oriental ? C'est du Paris-Match avant l'heure : les stars du moment photographiées dans leur cabinet de travail, leur atelier, leur intimité. 
« Nos contemporains chez eux » Marguerite Audoux sous le portrait de Philippe(photo de Paul Marsan dit Dornac)vers 1900-1910 
On voit ainsi Jean-Paul Laurens sur sa chaise droite, mais moins raide que l'inflexible Théo Van Rysselberghe... A leurs côtés, Anna de Noailles (« Ananas de Noailles » comme l'appelait Gide) est presque alanguie sur son sofa. Claudel, « cyclone figé », a le front tendu vers la lumière. On met encore un visage sur Elémir Bourges (« un peu sorti de la circulation, mais dont le Crépuscule des Dieux était un maître livre ! », assure Gide). On croise encore Marguerite Audoux, entre deux portes pour mieux poser sous le portrait de Charles-Louis Philippe, Barrès qui cherche l'inspiration à sa table de travail, la silhouette si particulière de Lucie Delarue-Mardrus, l'air étonné d'Alain Fournier, la barbe de Jammes...
  « Nos contemporains chez eux » Alain Fournier(photo de Paul Marsan dit Dornac)vers 1900-1910
« Nos contemporains chez eux »Paul Claudel
(photo de Paul Marsan dit Dornac)vers 1900-1910
 
« Nos contemporains chez eux » Francis Jammes
(photo de Paul Marsan dit Dornac)7 juin 1919

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