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Le Roi et L'Oiseau

Publié le 28 juin 2011 par Olivier Walmacq

roi_et_l_oiseau

Genre:Film d'animation

Année:1980

Durée:1h22

L'histoire:Le Roi despotique du royaume de Takicardie tombe éperdument amoureux d'une bergère qui lui préfère un ramoneur.

Seul l'Oiseau qui ose s'opposer au régime tyrannique, aidera les amoureux à échapper aux roi et à ses valets.

La critique attendrie du si poétique Varlin:Les critiques du blog se révélant trop réussies, il m'a été demandé de participer à la redaction de certains billets afin de baisser le niveau, choix Ô combien judicieux.

Le Roi et L'oiseau est un film d'animation de Paul Grimault, dont les textes ont été confiés à Jacques Prévert.

Ce film est un veritable petit bijou d'animation qui plaira aux enfants comme aux  adultes. Bien que l'aventure de deux amoureux de basse extraction (la bergère et le ramoneur) pourchassés par un ignoble tyran est riche en trouvailles drôlatiques, voire hilarantes, en rebondissements et en situations cocasses, une véritable charge contre le despotisme se dégage de cette oeuvre.
Et je pèse mes mots nous avons ici à faire avec un chef d'oeuvre.

En effet, le despote, bien que caricatural, renvoie à des modèles bien existants ou ayant existé. Mégalomane, ridicule et stupide, le tyran, toujours suivi par une cour de lèches-bottes tous plus vils les uns que les autres, ne supporte aucune contestation de son pouvoir, ni de sa suprematie sur le peuple.
Quiconque lui déplaîtt sera éliminé en tombant dans une trappe toujours opportunément placée.

Tous les portraits, toutes les statues et autres edifices sont à la gloire du dictateur et rien d'autre n'a d'importance.

Il possède égalemment une impressionante compagnie de flics moustachus, toujours sur le qui-vive pour assurer son pouvoir (cela vous rappelle quelques chose?), il asservit et emprisonne evidemment les réfractaires, et le petit-peuple est cantonné à vivre dans le dévouement.

Seul un oiseau se permettra de se moquer du monarque mégalo, lui disant ses quatre vérités et formentant une inéluctable révolte.

On pourra facilement se reporter à l'actualité de notre monde "moderne" pour y trouver des similitudes avec certains dirigeants de certains pays.

Le film se terminera comme se termine chaque régime autoritaire et totalitaire, avec une scène finale explicite.

Nous avons là une parfaite alchimie, une animation remarquable, avec des images splendides, une portée poètique incroyable due aux textes et chansons de Jacques Prévert, philanthrope et farouchement opposé à l'oppression (ceux qui aiment le poète, comme votre serviteur, seront en terrain connu), avec une musique formidable de Wojciech Kilar qui a un prénom si chiant à orthographier.

Je terminerai ma première critique cinématographique en vous engageant fortement ,quelque soit votre âge à voir ce chef d'oeuvre, qui écrase toutes les productions Disney et qui fera, à n'en pas douter, partie de vos films favoris. 

Note: mille milliards d'étoiles/20 


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