Magazine Afrique

Cameroun france: Un émissaire de Nicolas Sarkozy à Etoudi

Publié le 01 juillet 2011 par 237online @237online

Écrit par Le Jour   

Vendredi, 01 Juillet 2011 14:24

éàçééççééçéééçààéàôéèôéé
Henri de Raincourt, ministre français chargé de la coopération, sera reçu demain par Paul Biya.
Henri de Raincourt, ministre français chargé de la Coopération, est en visite au Cameroun aujourd'hui. Le diplomate français est arrivé au Cameroun hier soir par vol spécial.
L'émissaire de Nicolas Sarkozy sera reçu par Paul Biya. Le chef de l'Etat, qui s'est rendu hier matin à Malabo pour le sommet de l'Union africaine, sera de retour à Yaoundé à 09h pour un entretien ce jour avec Henri de Raincourt. Parmi les sujets que Paul Biya abordera avec son hôte, figure les questions de politique étrangère, notamment de la situation en Côte d'Ivoire, de la crise libyenne et de l'insécurité maritime dans le Golfe de Guinée.

En rappel, sur le dossier ivoirien le chef de l'Etat a reconnu bien que tardivement le régime d'Alassane Ouattara, rejoignant ainsi la position de la France. Le dossier libyen par contre oppose les deux parties. Mardi dernier, en recevant l'émissaire de Mohammar Kadhaffi, Paul Biya s'est aligné sur la position de l'Union africaine. Allant ainsi à l'encontre de celle de la France qui soutient le Conseil national de transition de Bengazi, et opère des bombardements sur la Lybie pour le compte de l'Otan. Mais, les deux hommes pourront certainement avoir des points de vue convergents sur la question de l'insécurité maritime dans le Golfe de Guinée régulièrement confronté à des attaques des groupes rebelles de l'Ouest du Nigéria.

De source digne de foi, Henri de Raincourt et Paul Biya ne parleront pas seulement de politique étrangère, mais aussi de la « situation politique au Cameroun ». Un sujet qui intervient dans un contexte où l'on évoque de plus en plus des pressions étrangères sur Paul Biya pour l'empêcher de se porter candidat à la présidentielle de 2011. A ce sujet, l'ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain s'en est défendu. Au cours d'un déjeuner-débat du cercle d'affaires français du Cameroun ( Cafcam), il a indiqué que « la France n'a pas de candidat à la présidentielle camerounaise ». Ce 22 juin, devant les hommes d'affaires français, il a émis le vœu que « les prochaines élections soient libres et transparentes ». Une allusion à peine voilée à Elecam, dont l'opposition politique et la société civile estiment peu crédible.

Pendant son séjour au Cameroun, Henri de Raincourt va procéder par ailleurs à la signature avec le ministre de l'Economie, de la planification et du développement (Minepat), Louis Paul Motaze, du « deuxième C2d entre le Cameroun et la France, pour un montant de 326 millions d'euro sur 5 ans (2011-2016) ». Ce deuxième C2d sera consacré au financement de l'agriculture, du développement rural et de la sécurité alimentaire (60% du total). A ces programmes, s'ajoutent développement urbain et les infrastructures (34% du total), et la formation professionnelle (4% du total) ».

Cette visite d'un diplomate français à Etoundi fait suite à celle de Johnnie Carson, le sous-secrétaire d'Etat américain aux affaires étrangères. S'inscrivant dans la même ligne que Barack Obama et Hilary Clinton, Carson avait invité « le gouvernement camerounais à veiller à ce que les autorités gouvernementales permettent aux citoyens de participer aux débats publics sur tous les sujets d'intérêt aux électeurs. » Ajoutant que « toute intimidation sur des candidats et des leaders de la société civile par des autorités gouvernementales dans la perspective des élections sera perçue par la communauté internationale comme ayant un impact négatif sur la crédibilité du processus électoral ».Difficile de savoir si Henri de Raincourt tiendra le même discours à Paul Biya.


Retour à La Une de Logo Paperblog