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Coupe du monde U-17 : Les Africains ont déçu au Mexique

Publié le 06 juillet 2011 par Africahit
L’ombre du Nigéria et du Ghana, cinq fois similairement champions du monde des cadets, a plané sur l’édition 2011 du tournoi au Mexique. La Côte d’Ivoire, le Congo-Brazzaville, le Burkina Faso et le Rwanda n’ont tout simplement pas été à la hauteur. Souleymane Coulibaly. C’est ce que l’on peut retenir de la coupe du monde des cadets pour ce qui est de la participation des équipes africaines à cette fête des jeunes footballeurs au Mexique. L’attaquant ivoirien qui a inscrit neuf buts en quatre matches, reste la sensation du Mondial. Il a marqué quatre buts contre le Danemark, trois contre le Brésil, un contre l’Australie et un contre la France, pour être le meilleur buteur du tournoi en seulement quatre matches. Sa force de frappe n’a pas suffi aux Eléphanteaux qui ont été freiné en huitièmes de finale par les Bluets de Yassine Benzia.
Il est indéniable que la Coupe du monde U-17 marquera pour toujours du fait de l’exploit de Coulibaly déjà comparé à Didier Drogba et dont beaucoup de grands clubs européens souhaiteraient s’attacher les services, à commencer, dit-on, par le Real Madrid et Jose Mourinho. La performance de Coulibaly Souleymane ne saurait cacher le tournoi raté desreprésentants africains au Mexique.D’une façon purement linéaire, la présence africaine se résume ainsi : 14 matches disputés par le Burkina Faso, champion d’Afrique au début de l’année à Kigali, le Rwanda, vice-champion, le Congo et la Côte d’Ivoire, respectivement troisième et quatrième de cette CAN qualificative pour la Coupe du monde. Sur ces 14matches, on a enregistré deux victoires, celle du Congo contre les Pays-Bas (1-0) et celle de la Côte d’Ivoire face au Danemark (4-2). S’y ajoutent trois résultats nuls entre le Congo et la Corée du Sud (1-1), le Canada et le Rwanda (0-0), enfin, plus symbolique entre la Côte d’Ivoire - peut-être devrait-on dire compte tenu de ce qui a déjà été dit - entre Coulibaly et le Brésil (3-3). Les neuf autres rencontres se sont toutes soldées par des échecs, Mexique-Congo (1-2), Angleterre-Rwanda (0- 2), Uruguay-Rwanda (0-1), Panama-Burkina Faso (0-1), Allemagne-Burkina Faso (0-3) avec le score le plus lourd, Equateur-Burkina Faso (0-2), Australie-Côte d’Ivoire (1-2). En huitièmes de finale le Congo a été éliminé (1-2) sur un deuxième but uruguayen intervenu à la 86e minute et la Côte d’Ivoire a cédé face à la France 2-3 après avoir mené 2-0. Un penalty à l’entrée du dernier quart d’heure fera la différence en faveur des Français. Si on prend en considération les buts marqués et encaissés là encore le bilan est défavorable. Sur les 14 buts africains, 12 sont Ivoiriens dont neuf signés Coulibaly ce qu’on ne cessera de répéter, et deux sont Congolais. Le Burkina Faso et le Rwanda n’en ont réussi aucun. Quant aux défenses, elles sont allées chercher à 24 reprises le ballon au fond de leurs filets. Les Ivoiriens en ont pris 9, les Burkinabé 6, les Congolais 5 et les Rwandais, qui étaient les premiers joueurs de leur pays à accéder à une Coupe du monde, seulement 3. La plus grosse déception vient du Burkina Faso, le seul des quatre, pourtant auréolé de son titre de meilleure équipe africaine, à avoir subi trois échecs. « Nous ne nous attendions pas à repartir du Mexique sans avoir marqué un point, ni même un but. Comme toutes les autres équipes, nous sommes arrivés ici avec l`ambition de nous qualifier pour les huitièmes de finale.
Pourtant, dès le premier match, nous avons senti qu`il nous manquait quelque chose pour être au niveau.
Avant même notre départ, nous avons perdu deux joueurs importants. Les 45 premières minutes de notre dernier match contre l’Equateur resteront comme notre meilleure performance dans ce tournoi. Maintenant, nous allons tirer les leçons de nos erreurs.
Nous devons travailler davantage en amont », a fait savoir Serafin Dargany, l’entraîneur adjoint des jeune Etalons. D’une manière générale, les quatre équipes africaines ont certes produit du beau jeu mais elles ont manqué de concentration en défense et surtout de réalisme devant les buts adverses. Les Eléphanteaux résument au mieux la déception africaine. Les Africains sont rentrés au bercail bredouille, au moment où Mexicains, Brésiliens, Uruguayens et Allemands savourent leur présence au carré d’as.

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