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Karen Marie MONING - Shadowfever : 9/10

Par Eden2010
Karen Marie MONING - Shadowfever : 9/10

Karen Marie MONING – SHADOWFEVER : 9/10

(pas encore publié en France, mais incessamment sous peu !)

Un show-downà ne pas manquer !

AVERTISSEMENT : attention, si vous n’avez pas fini le volume précédent (Dreamfever/Fièvre Fatale), sautez impérativement ce paragraphe et reprenez au suivant :

Dans les premières pages de Shadowfever nous retrouvons Mac dont le monde s’est écroulé. Littéralement, virtuellement, moralement. Les murs entre les dimensions sont détruits, elle-même est perdue dans les miroirs (silvers), Barrons est mort et c’est elle-même qui l’a tué. Mac est seule, absolument seule. Elle réalise que le monde sans Barrons n’est rien – et quelque chose se brise en elle. Elle prend alors une initiative incroyable : pour elle, la seule solution est de s’allier au LM, Darroc, afin de trouver enfin ce sacré Sinsar Dubh qui lui permettra alors de recréer un nouveau monde, un monde dans lequel Barrons serait vivant ….. Une alliance avec l’ennemie, celui qui a détruit le monde, qui est la cause de tout !

Mais là n’est que le tout premier chapitre de ce dernier volume  qui empruntera des chemins sinueux et dangereux pour (presque) tout expliquer ! Darroc, celui que tout le monde craignait tant, n’est finalement guère plus qu’un figurant ! Nous apprendront qui est Barrons, ou plutôt, CE qu’il est, nous apprenons quel est le sort qu’il cherche, ce sort qui fait qu’il veut absolument mettre la main sur le Sinsar Dubh, nous apprenons qui est le véritable assassin d’Alina, qui est le traitre, qu’est devenu le roi des faes noirs (Unseelie King) etc. etc. Le Sinsar Dubh lui-même se fait plus menaçant encore et il semble suivre Mac. Pourquoi ? Qui est-elle ? Elle-même ne le sait plus et elle est de plus en plus inquiète au sujet de sa propre identité.

Rarement une série d’UF n’a connue une évolution aussi réussie, partant d’un premier roman presque niais pour en arriver ici. En lisant Shadowfever,on a du mal à se souvenir de Mac 1.0, celle qui arrivait il y a quelques mois à peine dans un Dublin vivant, éclairé par des lumières aujourd’hui éteintes.

Et pourtant, malgré sa rapidité son évolution profonde est  crédible. Une Barbie aux ongles longs et aux boucles d’oreilles assorties est devenue une guerrière prête à tout. Au regard des épreuves qu’elle a traversées, oui, c'est possible. Et Mac n’est pas encore au bout des surprises !

Ce dernier volume va de découverte en révélation, de surprise en désenchantement, d’espoir à la mort.

Il n’a plus rien en commun avec le tout premier livre (Darkfever / Fièvre Noire : voir mon commentaire http://edenlalu.centerblog.net/162-karen-marie-moning-darkfever-fievre-noire-6-10). Ce premier volume était sans véritable prétention, bien qu’on y pressentait un énorme potentiel. Depuis, plus rien n’est pareil. Le style a changé, Mac a changé, le mondea changé, l’univers a changé – nous entrons dans un monde plus sombre, le monde des Faes, là ou destruction est création.

Cette petite saga, prévue dès l’origine en cinq tomes, est un exemple parfait du genre. Elle commence en douceur, va crescendo jusqu’à cette fin flamboyante. On entre dans un monde dont la construction est aboutie, on fait lentement connaissance avec sa complexité, on s'y plonge finalement corps et âme.

  Shadowfever, qui clôt cette série, est le plus sombre des cinq tomes. L'intrigue devient plus dense, et le dernier quart du récit semble presque consacré aux révélations, logique, avec toutes ces interrogations que nous avons accumulées ! Chaque page nous apprend quelque chose.

Des ombres partout, certaines resteront, quelques questions ne trouveront pas de réponse - mais parfois il vaut mieux ne pas demander. Mac ne le fait pas. Je ne le ferai pas.

?

Petite observation pour finir : je suis ravie d’avoir finalement entre les mains le volume relié, la couverture est magnifique. J’avais déjà apprécié les couvertures qui changent de l'habituelle héroïne sexy, mais là c’est un petit bijou. Oui, vous la voyez en image de présentation mais cela ne reflête en rien la réalité  : tous les lecteurs de la série reconnaîtront sans doute le Sinsar Dubh, mais ce qui apparaît au milieu, derrière le titre, est en fait imprimé sur le livre lui-même, la couverture de protection est transparente. Ce volume a presque l’air précieux.

Je reprends mon souffle et m’interroge : mais que vais-je pouvoir lire maintenant ?

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