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LA CITE NOIRE de Thomas John

Par Phooka @Phooka_Book


LA CITE NOIRE de Thomas John Editions Asgard Reflets d'AilleursPrix: 25 €583 pages Paru le: 3/05/2011
Présentation de l'éditeur:
Une cité régie par des sorciers aux pouvoirs déclinants.
Une cité où toutes les sept nuits, lorsque les lunes se confondent, la mort hante les rues et emporte les défunts.
Une cité d’aventures épiques, d’amours et de mort.
Quel est donc le mystère de la Cité Noire ? Perdus au milieu de ses complots, Ao, Perceron et Kroll parviendront-ils à survivre ?
L'avis de Phooka:
Voilà un roman comme on aimerait lire tous les jours !! Waouhhh ! Qu'est ce que j'ai aimé ! Et le pire c'est que je ne sais même pas vraiment pourquoi ...Dès les premières lignes, je me suis retrouvée embarquée dans le monde de Thomas John. Et j'ai lu ce livre avec la même impression que lorsqu'on passe une excellente soirée avec des amis. Avec aussi le même sentiment de vide une fois la dernière page tournée et le livre fermé comme lorsque ces amis sont repartis. Que j'ai été triste à la fin. Triste de quitter le monde (pourtant pas toujours drôle ) de Thomas John, triste de quitter les héros (pourtant pas toujours sympathiques ) ...J'ai réellement du mal à analyser pourquoi j'ai autant aimé ce roman. Est-ce le style de l'auteur ? Oui c'est sûr, ça fait partie de son point fort. C'est rare que je mette l'écriture en tête de liste, mais là je ne peux pas faire autrement. Le style est tellement fluide, agréable, facile à lire, riche (zut je suis à court de superlatifs sinon j'en rajouterais encore ... ), qu'on se laisse piéger dès les premiers mots. Le texte est vivant, pétillant, il restitue parfaitement les décors et les personnages. Le lecteur "voit" les batailles, renifle la puanteur des égouts et s'amuse lorsque la situation devient comique. Car Thomas John est tout à fait capable de vous faire rire à une page et frissonner à la suivante. Franchement, c'est un énorme plaisir que de le lire.
Bon mais de quoi ça parle me direz-vous?Ben de la Cité Noire ! :) Une cité qui porte vraiment bien son nom ...
Une cité noire de par sa crasse et ses égouts, mais noire aussi de par le comportement de ses dirigeants. Intrigues politiques et de pouvoir au menu. On assiste à tout cela à travers la vision de personnages qui voient et subissent les conséquences des décisions prises en hauts-lieux. Ils en sont les jouets et chacun essaye de s'en sortir à sa façon. Kroll, le cromlek (sorte d'ogre mais ne l'appelez pas comme ça il n'aime pas..du tout ! ) a été obligé de fuir son village suite à un "incident". Il est sans le sou et il va rejoindre La cité noire, le seul endroit où il peut espérer se cacher et trouver un boulot. Il va devenir "Maraudeur" pour un riche marchand. Un boulot qui consiste à  passer ses journées dans les sous-sols de la ville à essayer de trouver d'anciens artefacts. Car la ville a été quasi complétement détruite par un tremblement de terre il y a 100 ans et la nouvelle cité a été bâtie sur les ruines. Il n'est pas seul à faire ce travail, il fait partie d'une équipe, mais la concurrence entre maraudeurs est rude. L'équipe qui dégottera un artefact précieux voit sa richesse assurée.Perceron, lui est d'une toute autre trempe ! C'est un artiste, paumé, vieillissant, désespéré d'avoir perdu son fils et ivrogne pour arranger le tout. Oui mais Perceron a un don qui fait sa force: son imagination. Et cette imagination va lui permettre de se sortir de situations inextricables avec un brio impressionnant...mais pas de façon toujours très reluisante. Il est le personnage sans doute le moins doué, le moins "héros au sens classique du terme", mais le plus attachant et surprenant.J'aurais pu parler de Ao, cette jeune femme aveugle, handicapée, mais si forte ... ou de Leen, ou de Valthar, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir vous-mêmes, car vous devez lire ce roman !
Le tout se déroule dans cette cité noire, glauque à souhait. Mais ce qui est étonnant c'est que même si le monde est triste, glauque (je sais je l'ai déjà dit mais y'a pas d'autre mot qui dépeigne aussi bien l'atmosphère ) et oppressant, le récit ne tombe jamais dans la noirceur profonde. Il y aurait de quoi pourtant, entre les souterrains qui puent, les "choses" étranges qui y trainent, les rues jonchées de détritus dans lesquels on retrouve parfois (souvent même ) des cadavres et j'en passe et des meilleurs ... Oui c'est super glauque (et de 3! :)), mais pas triste, ni désespéré, car les héros qui y évoluent ne sont pas tragiques. Ils sont au contraire, pleins de vie, d'optimisme, d'espoir. Ils ont un but, ils veulent s'en sortir et du coup ils ont une énergie à revendre pour y arriver. Cette énergie , le lecteur la ressent et la reprend à son compte.
Et c'est grâce à tout cela que le récit est aussi prenant, aussi addictif. Thomas John est en train d'écrire la suite et croyez-moi je serai au rendez-vous pour la lire !
Je le redis, pour moi , La cité noire est un coup de cœur, c'est de la très grande fantasy et il ne faut manquer ce roman sous aucun prétexte!
 


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