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Succession de Biya :Les dauphins présumés au conseil national de sécurité

Publié le 18 juillet 2011 par 237online @237online

Écrit par La Nouvelle Expression   

Lundi, 18 Juillet 2011 17:14

ééééàééééçèéééééàéééééééééééé
Dans les milieux du pouvoir à Yaoundé, l'acte du président de la République n'est pas passé inaperçu. Et suscite des interrogations...Pour la première fois depuis sa création il y a trois ans, le président de la République du Cameroun a convoqué au palais de l'Unité à Yaoundé le 14 juillet 2011 les membres du Conseil national de sécurité. Parmi eux, les membres statutaires, en l'occurrence, le secrétaire général de la présidence de la République, Laurent Esso, le ministre chargé de l'Administration territoriale et de la décentralisation Marafa Hamidou Yaya, le ministre chargé de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngo'o, le ministre chargé des Relations extérieures, Eyébé Ayissi, le directeur du cabinet civil du président de la République, Martin Belinga Eboutou, le délégué général à la sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé, le secrétaire d'Etat à la défense, Jean Baptiste Bokam, le chef d'Etat major des armées, le général de division René Claude Meka, le chef d'Etat major particulier du président de la République, le colonel.Emmanuel Amougou, le directeur de la sécurité présidentielle, le général de brigade Ivo Desancio, le directeur de la recherche extérieure, le commissaire divisionnaire Maxime Eko Eko, le directeur central de la coordination de la gendarmerie, le général Mambou Defo, le commandant de la garde présidentielle, le colonel Raymond Thomas Nsoé.

Coïncidence

Mais aussi, des invités spéciaux que les textes donnent la latitude au président de la République de solliciter « en raison des points inscrits à l'ordre du jour » du Conseil. Ils étaient trois : le Premier ministre, Philémon Yang, le vice Premier ministre en charge de la justice, garde des sceaux, Amadou Ali et le secrétaire général du comité central du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (Rdpc), René Emmanuel Sadi. Par coïncidence, des personnalités que des sources diverses dans le sérail présentent comme étant bien parties pour succéder à Paul Biya, occupent des fonctions dont les titulaires sont des membres statutaires du Conseil national de sécurité : l'énigmatique Laurent Esso, le tout puissant Edgar Alain Mebe Ngo'o, et Marafa Hamidou Yaya, très redouté pour ses solides accointances supposées en Hexagone.

Autre coïncidence, les invités spéciaux comptent parmi les rares successeurs potentiels de Paul Biya à Etoudi : Amadou Ali que l'on crédite d'une bonne confiance du président de la République dans la fameuse « opération épervier » qui a pris du plomb dans l'aile depuis plusieurs mois, le premier ministre Philémon Yang. Et surtout, René Emmanuel Sadi, convié non pas comme secrétaire général adjoint de la présidence de la République, mais comme secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir. On pourrait logiquement se demander ce que vient faire le « parti », fut-il celui au pouvoir, dans une telle instance. Absent de ce cercle hautement stratégie pour la sécurité du Cameroun et dont le nom est régulièrement cité parmi les dauphins de Paul Biya, Louis Paul Motazé.

Selon des sources confidentielles, le président Paul Biya prend très au sérieux les risques de déstabilisation auxquels le Cameroun est exposé à l'occasion de la prochaine élection présidentielle, quel que soit le candidat que le Rdpc présentera. Biya, selon des sources, a réuni tout ce monde pour rappeler subtilement à ceux qui peuvent comprendre que l'heure n'est point à sa succession, mais à la sécurité du pays. Allusion faite aux prétendants. Même Biya lui-même n'est pas candidat.



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