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Cameroun: Il y a 50 ans, l’école était la seule voie de salut

Publié le 18 juillet 2011 par 237online @237online

Écrit par Mutations   

Lundi, 18 Juillet 2011 12:00

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Cameroun: Il y a 50 ans, l’école était la seule voie de salut
Pour y entrer et passer de classe en classe, il y a avait exigence de note, et de notes seulement. La compétence académique, les performances scolaires et le travail bien fait étaient les seuls gages du succès scolaire. L'entrée au lycée Leclerc par exemple était conditionnée par l'obtention d'une note supérieure ou égale à 18/20. Les établissements confessionnels, tels que Vogt, Libermann, Bonneau, Mazenod ou la Retraite, étaient des références en termes de production de personnes complètes.
Les enfants se donnaient pour modèles leurs aînés qui étaient passés par là et qui avaient réussi dans cette voie de salut, tracée par Charlemagne. La course aux méritants était un exercice prisé dans certains établissements scolaire qui, chaque trimestre, allaient en compétition avec d'autres établissements scolaires, question de s'imposer par la seule voie de la connaissance et du mérite. L'étoile d'or remportée par certaines écoles, devenait un signe d'admiration pour tous les élèves issus de celle-ci.
Cette époque là a produit des valeurs sûres. Les enfants qui achevaient normalement leur cycle d'enseignement primaire étaient capables de rédiger un texte correct pour les parents ou avoir une tenue respectable en public.

Aujourd'hui, les valeurs se sont inversées. On récite à longueur des journées aux enfants qu'il faut être comme des Lions indomptables ; on ne leur demande plus d'être comme Aimé Césaire ou Birago Diop ou Cheik Modibo Diarra. On oublie que dans les Lions indomptables, le talent y est pour beaucoup à 90% et la connaissance, l'infime partie qui reste. Chaque parent veut que son enfant ressemble à Eto'o Fils ; il se ruine pour le faire entrer dans une école de football, une activité qui, il y a quelques années, était considérée comme celle des ratés. Conséquence de ce travestissement des valeurs impulsé, nourri et orchestré par le sommet de l'Etat, les enfants se désintéressent de l'école. Ils rêvent d'Eto'o sans avoir le talent ni la technique de ce dernier.
De nouveaux repères sont arrivés, on les appelle les « feymen ». Ces escrocs qui s'enrichissent vite en dépouillant les honnêtes gens, guident les trajectoires des enfants qui se pâment d'admiration devant la brillance des dorures, des parures, des armures et des montures, des grosses voitures. Ils sont de nouveaux leviers de l'ascenseur social.
Comme si la nature était en résonance avec ce funeste dessein, elle secrète à la pelle, vocables et concepts tous aussi ronflants que tonitruants, pour justifier l'incurie.
Les enseignants, jadis adulés, sont relégués aujourd'hui au bas de l'échelle sociale. Ils ne s'adonnent plus à la tâche, parce que négligés. Les enfants qui regardent leurs aînés bardés de diplômes en chômage, disent que l'école n'a plus de sens.
Pour ne pas perdre la face, le pouvoir arrange les moyennes aux examens, fait gonfler des effectifs des promus. Juste une fuite en avant, parce qu'on ne veut pas affronter la réalité des choses : redonner à l'école sa vraie valeur dans une société qui entend construire son avenir, l'avenir de ses enfants.


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