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True Legend : Delirium tremens

Par Diana
True Legend : Delirium tremensChaque projet d’un grand Maître comme Yuen Woo Ping est attendu par tout fan qui se respecte. Et comme toute œuvre attendue, elle fera débat. True Legend / Su Qi Er (2009) fait inévitablement partie de ceux-là d’autant plus que cette œuvre-là (en l’occurrence) était attendu depuis un bon paquet d’années.
Après une nouvelle victoire, le général Su Can qui luttait aux côtés de son demi-frère Yuan Ying décline le titre de gouverneur et prend sa retraite pour rejoindre sa femme et fonder une famille. Les années passent, Su Can qui est devenu père reçoit la visite de son demi-frère devenu gouverneur. Ce dernier tue leur père avec la technique des Cinq Venins et laisse pour mort Su Can…
True Legend : Delirium tremensTru Legend souffre d’une mauvaise réputation. Personnellement, j’ai plutôt bien aimé - si je mets de côté les défauts qui le parsèment. Non pas parce que c’est une nouvelle réalisation (tant attendue) de Yuen Woo Ping mais parce que True Legend offre un spectacle plus que respectable dans de beaux décors. D’une part le casting. Heureux de revoir un Vincent Chiu Man Chuk camper à nouveau un tel rôle. Andy On Chi Kit en super méchant tout pâle comme revenu d’entre les morts avec sa technique des Cinq Venins, énorme. Andy On, j’adore ce mec. La touche féminine avec Zhou Xun, l’une des meilleures actrices de sa génération. Ensuite, on pourrait énumérer les guests avec les Jay Chou (beurk !), Gordon Liu Chia Hui (yeah !) ou bien encore David Carradine (R.I.P.) sans oublier Michelle Yeoh (euh…). Ensuite le spectacle ! A défaut d’être bien mis en scène avec tout plein d’artifices qui n’était franchement pas nécessaire (ah le trop plein de ralenti), nous avons droit à des combats en veux-tu en voilà. Ils leur manquent sans doute ce petit quelque chose qui les rendraient mémorables. Il manque en vérité une cohérence à l’ensemble.
True Legend : Delirium tremensLe scénario de True Legend fait défaut mais finalement c’est le genre de trame que l’on retrouvait déjà dans les films de kung-fu par le passé. Il n’a rien d’exceptionnel donc mais il n’est pas non plus à blâmer où il y aurait des films à la pelle qui seraient justement à blâmer. En somme c’est du classique. Non, il y a vraiment une incohérence de taille sur l’imbrication des parties qui semblent totalement indépendante les unes des autres, comme si Yuen Woo Ping avait mis bout à bout des scénarios inachevés. True Legend serait même l’archétype de la non-narration privilégiant l’action. Là où la chose pourrait être intéressante si elle avait été bien travaillé, aurait été de nous plonger dans la « folie » de Su Can qui se perd dans l’alcool et les délires qui vont avec. Si True Legend avait été les démons dans la tête de Su Can, si Yuen Woo Ping avait donné cette dimension là, maman ce qu’il aurait été bon. Bref, je ne vais pas fantasmer un film qui n’existe pas mais c’était là. Il aurait fallu qu’il continue sur cette voie. Une voie dont le personnage de Zhou Xun assistait déjà impuissante…
Certes, on ne retrouve pas avec True Legend un grand Yuen Woo Ping, en deçà de nombreuses œuvres qu’il a enfantées. Pourtant, True Legend reste un spectacle convenable qui bien entendu marquera moins que d’autres film du même acabit. Disons que si le film n’avait pas été aussi laxiste sur plusieurs points (réalisation, scénario, effets spéciaux, 3D, le Drunken Style en mode breakdance aïe, …) il aurait pu s’inscrire comme une grande œuvre. True Legend reste à l’heure actuelle une œuvre à l’état brute qui manque cruellement d’un polissage en bonne et due forme pour en faire un joyau.
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