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"Benjamin Gates et le livre des secrets" : A la recherche du scénario perdu...

Par Buzzline
 Pitch : Lorsque réapparaît une page manquante du journal de John Wilkes Booth, l'assassin d'Abraham Lincoln, tout indique que l'arrière-arrière-grand-père de Ben a joué un rôle clé dans la conspiration qui a conduit au meurtre de l'ancien Président américain. Déterminé à prouver l'innocence de son ancêtre, Ben remonte la piste tracée par une série d'indices, qui va le mener à Paris et à Londres avant de le ramener aux Etats-Unis. Ce périple, marqué par de surprenantes révélations, le conduira vers les secrets les mieux gardés de notre monde... note sur 10 :02Notre avis : Une suite complètement bancale, sans éclat ni inspiration, laissant une prétendue  liberté devenir du grand n'importe quoi. Une déception majeure, qui ne trouve son salut que dans les délires du couple Jon Voight / Helen Mirren et dans les tics comiques de Justin Bartha. C'est bien mince... Si le premier volet des aventures de Benjamin Gates était plutôt divertissant et fort sympathique, sa suite flirte avec le néant et le grand n'importe quoi. Après un premier film rythmé, sympa, aux dialogues amusants et à la vitalité réjouissante, voici sa suite terriblement décevante, nous tenant en éveil grâce à deux ou trois scènes sur 125 minutes... ce qui constitue un bien faible atout. Qui dit second volet dit "voir les choses en grand" pour Jerry Bruckheime,  qui développe une foule d'éléments avec le réalisateur Jon Turteltaub, peu inspiré sur ce coup-là. Rythme pantouflard, réalisation faiblarde, montage pressé et acteurs en vacances sont les maîtres mots d'un film dopé par un scénario totalement anémique, tendance "foutage de gueule". Si la joyeuse invraisemblance du Trésor des Templiers était savoureuse et glissait sur les rails de l'efficacité, elle est ici la vanne ouverte à de mutiples bouffoneries disgrâcieuse entremêlées de rebondissements en toc (oui tiens, si nous kidnappions le Président de la République, qui, au passage, est un type cool accro à l'archéologie.. ou si nous nous introduisions dans le bureau de la Maison Blanche et de Buckingham sans se faire pincer... et, allez ,au passage on passera par Paris se foutre de la tronche des Français).  Deux scènes d'action très bâtardes servent de quota "blockbuster" : si la première s'installe lors d'une poursuite en voitures assez rock'n'roll (on est tout de même bien loin d'un Jason Bourne) dans les rues de Londres, la seconde étant tout de même LA scène attendue dans la Cité d'Or tombe comme un soufflet, se résumant au groupe de héros en équilibre sur un grand plateau en or. Pathétique... Les jeux de pistes se succèdent vitesse grand V laissant le sensé au placard des antiquités. Le résultat ? Un vrai festival de gaudrioles et de n'importe quoi effrayant qui surpasse les énormités d'un tel genre de films.  

Reste donc le casting, qui ne fait que confirmer cet aspect "suite à dollars" largement réussie d'un point de vue financier (le film cartonne aux Etats-Unis en ayant déjà amassé 200 millions de dollars de recettes) : ils sont en vacances. Nicolas Cage semble prendre le mot à la lettre et fait le minimum syndical (mais où est passé le Nick Cage de Leaving Las Vegas, Face/Off et de ses derniers bons films en date les Associés et Lord of War?), Justin Bartha est la caution comique habituelle (sans se fatiguer, mais en donnant une réelle envie d'amusement) quant à Diane Kruger, elle semble ailleurs. Et nous aussi.

Heureusement subsistent les délires du couple Voight/Mirren qui, en papa et maman Gates, se régalent, entre vannes assassines et comique de situation. Quant à Ed Harris, son charisme lui permet de camper un méchant de taille, même si relativement mal exploité.

Au final, Benjamin Gates 2 se déroule plus qu'en dents de scie. Il s'agit d'une suite commerciale sans aucun panache ni idée plausible doublé d'une fainéantise singulière côté emballage et consistance. On regrette l'opus 1 qui gérait 100 fois mieux le divertissement familial. Un livre des secrets qui se regarde (presque) sans ennui (et encore...) mais sans intérêt, et à peine distrayant. 

Reste à espérer que l'opus 3 (qui devrait vraisemblablement s'attarder sur cette page 47 quémandée par monsieur le Président) soit d'un bien meilleur calibre.

Les aficionados pourront cependant s'amuser à reconnaître Joel Gretsch (Tom Baldwin dans Les 4400) et Christian Camargo (le terrifiant Ice Truck Killer de Dexter saison 1) dans la scène d'introduction qui constituait pourtant un joli démarrage...

  
note sur 10 :02

    

Pourquoi y aller ? 

Pour le couple Mirren / Voight. Pour l'humour de Justin Bartha. Pour la plastique de Diane Kruger. Pour l'intro du film. 

Ce qui peut freiner ?

Le scénario limpide, voire translucide. Le je-m'en-foutisme de l'intrigue, sans queue ni tête.  


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