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Plus qu'un an !

Publié le 01 août 2011 par Pascal Boutreau

N573618536_715705_1435 Mercredi dernier, le CNOSF (Comité National Olympique du Sport Français), c’est-à-dire l’organisme qui rassemble toutes les fédérations olympiques, avait réuni à la Maison du Sport toute la grande famille olympique tricolore. Le prétexte : fêter les J-1 an des prochains Jeux olympiques de Londres. Eh oui, dans un an, nous y serons à London 2012 (à défaut de Paris 2012).
Les Jeux, c’est quelque chose de fabuleux. Quelque chose d’incomparable avec tout ce que l’on connaît habituellement. Pendant deux semaines, les JO vous offre l’occasion de vivre l’équivalent de 26 championnats du monde. Tous les meilleurs sportifs de la planète sont réunis sur le même lieu, avec pour tous le même rêve, celui de se parer d’or. Une médaille d’or, et c’est un destin qui change. Pour le restant de votre vie, à chacune de vos apparitions, vous serez alors présenté comme « champion olympique ». Unique. Magique. L’occasion de faire le tour de mes « boutiques » à un an donc de l’échéance.


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A tout seigneur tout honneur, j’attaque avec le triathlon. Si tout se passe bien, la France disposera du maximum des quotas à savoir trois dossards tant chez les hommes que chez les femmes. Sauf blessures ou soudaines révélations, cinq de ces dossards semblent aujourd’hui sans suspense. D’abord chez les femmes où elles ne sont que trois à participer au circuit majeur. Jessica Harrison et Carole Péon connaissent déjà les émotions propres à l’événement olympique. Pour Emmie Charayron, ce sera en revanche une découverte. Et en plus avec de réelles ambitions. Championne d’Europe il y a quelques semaines, la jeune sociétaire du Lagardère Paris Racing rivalise avec les toutes meilleures depuis le début de la saison. Evidemment, la Canadienne Findlay, victorieuse de toutes les courses auxquelles elles participent, la Néo-zélandaise Andrea Hewitt, la Chilienne Barbara Riveros, l’armada Australienne emmenée par la sociétaire de Charleville Emma Moffat (double championne du monde en titre) et quelques autres seront de sacrées rivales. Mais Emmie a les moyens pour aller jouer avec les grandes…

David-hauss-sur-le-podium
Chez les hommes, David Hauss et Laurent Vidal sont actuellement au-dessus du lot. Pour le troisième billet, c’est en revanche bien plus incertain. La jeunesse d’Aurélien Raphaël et Vincent Luis, l’expérience de Fred Belaubre ou Tony Moulai ? Les prochaines compétitions apporteront sans doute quelques réponses au DTN Frank Bignet. Voilà côté français. Pour la dimension planétaire, à un an des Jeux, difficile d’imaginer un autre vainqueur que le Britannique Alistair Brownlee, extra terrestre du triathlon depuis plusieurs mois. Mais il reste un an… Il aura la pression du favori, et en plus, à domicile. Et la courte histoire olympique du triathlon (apparition en 2000 à Sydney) montre que ce ne sont jamais les favoris qui s’imposent… Aux outsiders français de créer la surprise…
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Un peu de hockey sur gazon maintenant. Cette semaine avait lieu l’INSEP Hockey Challenge qui réunissait à l’INSEP, la France, l’Australie (championne du monde), l’Irlande, la Corée du Sud et l’Argentine. L’occasion d’une dernière répétition avant les Championnats d’Europe de Mönchengladbach, dans deux semaines. En Allemagne, trois billets pour Londres seront attribués. Ce tournoi de l’Insep mis en place par le Pôle France et en particulier par Sandra Harik, n’aura pas été une grande réussite sportive. Les Bleus y ont concédé quatre défaites. Pas idéal pour prendre de la confiance. Mais sait-on jamais.

Les Français ont récemment battu le Pakistan, nation majeure de la discipline. La preuve que tout est possible. Y compris de créer des surprises à Mönchengladbach où il faudra d’abord sortir dans les deux premiers d’un groupe composé des Pays-Bas, de l’Irlande et de l’Angleterre. Autant dire que les Tricolores ne partiront pas avec les faveurs des pronostics… Si les « Europe » ne devaient pas déboucher sur une qualif, il resterait encore une chance dans un tournoi de qualif qu’il s’agira alors de remporter pour aller participer aux JO pour la première fois depuis 1972.
Pour les BleuEs du hockey qui participeront au Championnat d’Europe niveau 2 dans une semaine en Pologne avec l’ambition de remonter parmi l’élite (il faudra gagner ou terminer 2e en espérant que la Belgique ne descende pas), Londres semble très loin (pour le moment la France n'est pas en position de disputer un des tournois de qualif).

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Du tennis de table. Ils ne seront pas à Londres, mais j’en profite pour saluer la performance historique des juniors lors des récents Championnats d’Europe disputés en Russie. Médaille d’or par équipes (Romain Lorentz, Simon Gauzy, Quentin Robinot, Tristan Flore, Enzo Angles), médailles d’or en individuel (Tristan Flore), d’argent en individuel (Quentin Robinot) et de bronze en individuel (Romain Lorentz, Simon Gauzy). Oui oui quatre demi-finalistes tricolores. Et évidemment médailles d’or (Gauzy-Robinot) et d’argent en double. Soit un grand chelem ! Bravo à Jacques Mommessin le coach et à tout l’encadrement de ce ping français qui travaille et bâtit de grandes choses.  (lire la news sur lequipe.fr ICI).

Pour en revenir aux seniors, Adrien Mattenet, actuel n°24 mondial, est d’ores et déjà qualifié. Damien Eloi (n°75) et Christophe Legoût (n°65), les deux derniers Mousquetaires encore en lice tenteront de le rejoindre à l’occasion des tournois de qualification. Chez les femmes, dans un contexte ultra dominé par les Asiatiques (une seule joueuse d’origine non asiatique dans le Top 30), les Françaises… Li Xue (n°46), Xian Yi Fang (n°91) et Carole Grundisch (n°101) chercheront aussi à gagner leur ticket dans les tournois préolympiques.

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Les femmes justement, avec « mes » BleuEs du foot. Je ne vais pas m’étendre trop longuement puisque j’en ai suffisamment parlé dans la news précédente. Juste quelques précisions. Chez les femmes, contrairement aux hommes, le tournoi olympique est un événement majeur. Pour la première fois depuis l’apparition du foot féminin aux JO, la France sera présente grâce à la magnifique Coupe du monde réalisée le mois dernier en Allemagne. Pour espérer quelque chose de grand, les BleuEs devront garder leur fraîcheur et leur « projet de vie » cher à l’entraîneur Bruno Bini. Attention à ne pas se laisser griser par la ferveur médiatique qui les a entourées ces dernières semaines. En restant simples et humbles, les Françaises ont les qualités pour briller.

Amelie-caze
Du pentathlon moderne avec une des chouchoutes du blog, Amélie Cazé. Triple championne du monde, Amélie, avec une préparation perturbée par une blessure, a encore terminé quatrième ce dimanche des Championnats d'Europe. A Pékin, la Française était passée à côté de ses Jeux. Quatre ans plus tard et avec l'expérience accumulée, ce serait pour Amélie une belle occasion de conclure une carrière où seul cet or olympique manque à son riche palmarès.
Second place Kevin Staut (FRA)
Les sports équestres n’échappent bien évidemment pas à cette quête d’or. Lors du petit clip de présentation du CNSOF, de l’athlétisme et de la natation bien sûr, les deux sports majeurs des JO, du judo, de l’escrime, du BMX et une seule toute petite image très furtive d’équitation avec l’or du concours complet, il y a sept ans à Athènes. Ce relatif anonymat prouve que l’équitation a encore beaucoup de travail pour être considérée comme une discipline à part entière par la famille du sport tricolore. La présence de représentants de l’équitation dans ce genre de rassemblement pourrait déjà améliorer les choses… Mais surtout, de bons résultats à Londres contribueraient à replacer les cavaliers à leur juste place.

Vice-championne du monde en octobre dernier à Lexington, l’équipe de saut d’obstacles aura bien évidemment une belle opportunité de faire oublier son absence aux Jeux de HongKong, il y a trois ans. Pour les deux autres disciplines olympiques, cela semble plus compliqué. Le concours complet  jouera sa qualif fin août lors des Championnats d’Europe à Luhmühlen, en Allemagne. Les Bleus devront terminer dans les deux premières nations hors Allemagne, Grande-Bretagne et Belgique pour éviter d’avoir à passer par un aléatoire repêchage via des quotas individuels distribués en fonction du classement mondial. Au regard des derniers résultats et de la faiblesse chronique (et trop souvent rédhibitoire) en dressage, l’affaire n’est pas gagnée. A la traîne depuis plusieurs années maintenant, le dressage cherchera lui aussi à être présent et à faire de son mieux. Sans aucun espoir de médaille, soyons lucides.
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J'essaierai dans les jours à venir de revenir sur les Championnats du monde de natation (bien content pour Alain Bernard). Mais en attendant, je ne sais absolument pas où je serai et ce que je ferai dans un an… Mais une chose est sûre, j’ai hâte de vibrer à nouveau et de connaître ce frisson olympique !


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