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Une ombre plus pâle - Andrea H. Japp

Par Marylinm

japp

Quatrième de couverture :

La profiteuse du FBI Diane Silver poursuit sa traque des serial-killers. Son acharnement est, au fond, ce qui la porte, lui permet de survivre, et elle y consacre chacune de ses minutes. Diane s'est associée avec Rupert Teelaney, alias Nathan Hunter, l'une des plus grosses fortunes de la planète, pour éliminer ces bourreaux et protéger ainsi leurs futures victimes. Mais elle cherche avant tout à retrouver la « rabatteuse » qui a conduit sa fille Leonor, 11 ans, jusqu'à son tortionnaire. Elle sait pourtant qu'en s'alliant à Nathan/Rupert, elle a choisi le camp de l'illégalité, de l'extrême solitude. Alors qu'à Paris Yves Guéguen garde un oeil vigilant sur Sara Heurtel, dont la fille sataniste a été abattue par Nathan, aux États-Unis, dans la campagne bostonienne, une scène digne des pires cauchemars est découverte dans un charmant cottage. La cave de la maison a été aménagée en cages, dans lesquelles gisent trois cadavres Diane a une nouvelle proie. Pourtant, au fur et à mesure que s'accumulent les résultats de laboratoire, la monstrueuse charade devient de plus en plus incompréhensible.

Mon avis :
Deuxième opus mettant en scène la psychiatre profileuse Diane Silver, après Dans la tête, le venin. Cet anti-héros extrême laisse le lecteur dubitatif : on ne sait jamais si on l'admire ou si on l'execre. Et pour cause, le docteur Silver est alcoolique, droguée, antipathique au possible mais surtout elle a décidé de s'associer à un tueur en série, ceux-là même qu'elle traque jusqu'à épuisement, pour retrouver la rabatteuse qui a conduit sa fillette Leonor à un homme sans pitié qui l'a torturée et violée pendant quatre heure. Et c'est précisément ce caractère qui lui permet d'être la meilleure dans son domaine. D'ailleurs, ce personnage permet à Andrea H. Japp de construire un thriller encore une fois très réussit, où le suspense, les recherches annexes à l'enquête et les relations entre les individus ne laisse pas le lecteur souffler une seconde. On est sans cesse pris dans le tourbillon des deux histoires qui se superposent ici : celle de la rabatteuse de fillettes et celle de cadavres de femmes retrouvés dans une cave. Les deux histoires ont une même importance et ce qui est rare dans les thrillers c'est qu'elles n'ont aucun lien entre elles (à part Diane Silver elle-même). Pourtant, je ne me suis pas sentie perdue, visiblement l'auteur a assez de talent pour ne pas perdre son lecteur.

Il ne me reste qu'à lire la suite des aventures de Diane dans le livre qui vient de sortir en France : La mort, simplement. 


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