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Breaking Bad

Publié le 19 février 2008 par Vincent Gache

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C’est une série dont je ne vous avais pas encore parlé jusqu’à maintenant et pour cause. Je n’avais vu qu’un épisode et j’attendais d’en avoir vu plus pour me forger un premier avis.

L’histoire est somme toute assez banale puisqu’un prof de chimie, Walter White, apprend qu’il a le cancer des poumons et qu’il va mourir dans deux ans. A partir de là, il fait vriller sa vie.
Il se lie avec un dealer du coin et lui propose de fabriquer des amphétamines. À bonne raison, ce dernier accepte puisque grâce au savoir de chimiste de Walter, il obtient de la drogue « parfaite ».
Sur le plan personnel, même si il tente de masquer son cancer par une vie normale, il délaisse sa famille et son travail. Sa femme le remarque et se demande bien ce qui lui arrive ?

Au-delà du fait que comme je l’ai dit l’histoire sente un peu le réchauffé, laissez moi vous dire que c’est loin d’être le cas. Breaking Bad fait partie de ces séries à suivre en ce moment au même titre que The Wire et In Treatment. Beaucoup de qualités se dégagent et remercions une fois de plus la petite chaîne câblée AMC de nous permettre de profiter d’un nouveau petit bijou.

Les dialogues sont savoureux, profonds, les personnages vivants. Ils sont tous un peu tarés dans leur genre et j’aime beaucoup cet aspect. Le personnage de l’agent de la DEA, un avatar de Bruce Willis, beau frère de Walter, peut paraître un peu caricatural. Mais ce côté exagéré est aussi la marque d’une critique adressée à ce genre de personnes qui raisonnent comme des cow boy.
Walter est un personnage extraordinaire avec une épaisseur scotchante. L’épisode 3 nous fait comprendre la dureté de ce qu’il vit et on en est véritablement marqué. La qualité d’écriture, le jeu remarquable de Bryan Cranston, en font un personnage vrai et très communicatif.

L’histoire intègre un petit effet papillon qui n’est pas pour me déplaire. A l’image du beau frère de Walter, la série nous expose une certaine vision de la société à de nombreuses reprises et lui donne encore plus d’échos et d’intérêts.

Je ne peux que vous recommander cette savoureuse série à consommer sans modération. Entre Breaking Bad, The Wire et In Treatment, cet hiver est on ne peux plus fructueux et rattrape agréablement, le démarrage difficile de cette saison 2008.


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