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Slhoka, T5 : L'Eveil - Ulrig Godderidge & Ceyles

Par Belzaran

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Titre : Slhoka, T5 : L'Eveil
Scénariste : Ulrig Godderidge
Dessinateur : Ceyles
Parution : Juin 2011


« Slhoka » est une série que je suis depuis la parution de son tome initial. Sans être un chef d’œuvre du genre, il s’agit d’une saga qui se lit avec plaisir mêlant magie, décors futuristes et quête plus classique. L’opus précédent marquait la fin d’un cycle dans l’histoire. Il est composé de quatre bouquins. Le dernier livre marque donc en quelque sort un nouveau départ. Son titre est d’ailleurs sans ambiguité dans ce domaine puisqu’il s’intitule « L’éveil ». Edité chez Soleil, cet album est d’un format classique et se compose d’une cinquantaine de pages. Son prix est de 13,50 euros. Toute la série est scénarisée par Godderidge. « Slhoka » est d’ailleurs la seule immersion de ma part dans l’univers de cet auteur. Les dessins, comme dans le tome précédent sont l’œuvre de Ceyles. 

Le quatrième tome de la série marquait la fin d’une guerre interplanétaire entre deux empires : la Zeïde et l’Okrane. Shloka a joué un rôle décisif dans ce conflit. En effet, il possédait un pouvoir immense confié par les Dieux. Ce nouvel ouvrage se déroule dix ans plus tard. Shloka et son ami Ar’n vivent reclus sur une plage perdue. Notre héros a perdu de sa splendeur. Il semble baigner dans l’alcool. Son pouvoir semble un lointain souvenir. Mais leur quotidien va être bouleversé par la ravissante Sven, qui en souvenir du temps passé, a envie de constituer à nouveau la fine équipe. En effet, parallèlement, les Rhoukes, anciennement paisibles et nomades, sont devenus de féroces guerriers qui ont tendance à basculer trop régulièrement du mauvais côté de la frontière… 

« Slhoka » est une série qui répond aux codes de l’heroïc-fantasy tout en évoluant dans un monde futuriste. On retrouve la notion de pouvoir absolu et d’élu. On suit également l’évolution d’un groupe d’apparence hétéroclite mais auquel du sein chacun est important. Les conflits sont interplanétaires et ont évidemment des conséquences irrémédiables sur l’avenir du monde. Tout cela est du classique. La trame globale de la série est relativement cousue de fil blanc mais cela n’empêche pas la lecture d’être agréable.

Dans cet opus qui débute un nouveau cycle, l’auteur doit faire rebondir la série. C’est un nouveau début et il est important de marquer une rupture avec le précédent. Cette rupture est ici temporelle. Dix ans se sont déroulés. Chacun a évolué et a fait sa vie de son côté. « L’éveil » marque donc quelque part des retrouvailles. Suite à un événement, tout ce beau monde va se retrouver. Il est évident qu’avoir lu les précédents tomes est primordial pour saisir tous les sous-entendus de la narration. D’ailleurs une des richesses de cet album est son côté moins sérieux. Les dialogues entre les personnages sont plus drôles. Les gags sont plus fréquents. Autant le premier cycle était assez narratif et offrait des personnages finalement tièdes, ce nouveau tome assume davantage ses protagonistes. Cela permet également une lecture plus agréable et distrayante. 

Il faut que sur le plan de la trame, c’est plutôt léger. « L’éveil » n’est une longue mise en place de quelque chose qu’on ne maitrise pas totalement. Alors que le fait d’être le cinquième tome d’une série devrait lui permettre d’entrer rapidement dans le vif du sujet, ce n’est ici pas le cas. Le temps de redécouverte des personnages fait que pendant ce temps il ne se passe pas grand-chose. On va à la rencontre de chaque peuple, de chaque protagoniste mais on sent bien que les choses sérieuses n’ont pas réellement commencées. C’est finalement assez frustrant car une fois la lecture terminée, on ressent une certaine frustration. Il ne se passe finalement pas grand-chose. 

L’autre nouveauté de cet album est la rupture drastique au niveau du dessin. Le style est totalement différent. J’ai même eu du mal à accepter les nouveaux traits de certains protagonistes. Néanmoins, cela ne pose pas de réels soucis une fois l’accoutumance faite. Astérix a bien évolué entre le premier tome et les suivants. Pourquoi Slhoka ne pourrait-il pas lui aussi changer de look ? Côté style, il est plutôt jeune et dynamique. Les couleurs, œuvre de Torta, sont vives et simples. Tout cela rend la lecture agréable et légère. 

En conclusion, cet album, malgré ses quelques changements, restent dans la lignée des précédents. J’ai eu plaisir à retrouver les personnages qui sont pour l’ensemble bien sympathiques. Malgré tout, je trouve l’intrigue un petit peu légère. Je pense que par son esprit et son dessin, cet album conviendra davantage à un public adolescent. C’est rythmé, il y a de l’action et la plume du dessinateur sont autant d’arguments qui vont dans ce sens. Par contre, je doute qu’un grand adepte de ce type de bandes dessinées soit comblé par cet album. Ce dernier n’arrive pas à développer un petit quelque chose qui le démarque de tous ses cousins qui alimentent les rayons de librairie. Finalement, cet album se lit avec plaisir mais laisse finalement peu de souvenirs une fois refermé… 

par Eric the Tiger

Note : 11/20 


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