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Mademoiselle Celeste Venard dite Chabriand

Par Bernard Vassor

PAR BERNARD VASSOR

e58935a57d4c616eba9daad680b9c254.jpg Le comte Lionel de Chabriand était le petit-fils par sa mère du comte de Choiseul, il fut ambassadeur à Constantinople, consul en Autriche puis après son mariage avec Celeste, consul à Melbourne. De son séjour en Australie, elle a tiré un roman "Les Voleurs d'or" qui fut publié à son retour la même année que la remise en vente de "ses Mémoires" à la Librairie nouvelle" boulevard des Italiens à l'angle de la rue de Gramont. Elle présenta son roman à Alexandre Dumas père qui en fit une adaptation qui obtint un grand succès.   de l'édition de ces "Mémoires de Celeste Mogador"est assez savoureuse. Mademoiselle Céleste devenue Mogador après  avoir connu les plus grands succès en tant que danseuse à Mabille et à la Chaumière, écuyère à l'Hippodrome, actrice aux Délassements comiques, à Beaumarchais, aux Folies dramatiques et au théâtre des Variétés etc.. Céleste fit paraitre en 1853 plusieurs volumes d'une série qui devait en compter 9, selon le traité passé avec messieurs Jacottet et Bourdillat libraires-éditeurs. Dans cet ouvrage, elle raconte ses débuts, recuillie par une maquerelle dans un bordel, ses relations tumultueuses avec l'auteur de Rolla et... elle ajoute de Gamiani. Après la parution des deux premiers tomes, elle fit la "connaissance" du comte de Chabriand, un débauché notoire qu'elle épousa. Jacottet et Bourdillat traitèrent avec un imprimeur à Fontainebleau. Célets Mogador Chabriand suivit son mari en Australie, et à son retour en 1857, engagea une procédure contre ses éditeurs. Le traité qui les liait donnait toute propriété aux éditeurs et autorisation à eux conférée de changer et modifier les passages qui leur paraîtraient dangereux. Le bénéfice devait être partagé par moitié. Sept volumes avaient été mis sous presse, les manuscrits des deux derniers volumes n'avaient pas été livrés. Les autorités firent saisir tout ce qui se trouvait chez l'éditeur, chez les libraires et chez l'imprimeur tous les exemplaires qui s'y trouvaient. Madame Chabriand pretextant une non exécution du traité demanda 10 000 francs de dommages-intérêts. La femme Chabriand fut déboutée de ses demandes, condamnée aux dépens, mais obtint la restitution des exemplaires non vendus. En 1858, une remise en vente refondue de l'ouvrage, parut en 4 volumes à la Librairie nouvelle

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