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La Piel que Habito

Par Ffred

La Piel que Habito La Piel que Habito 

La Piel que Habito

L'histoire

Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire...

Antonio Banderas & Elena Anaya. Pathé Distribution

Mes notes

Mise en scène :     

Scénario :        

Interprétation :        

Technique :    

Total : 4/5

Elena Anaya & Marisa Paredes. Pathé Distribution

Mon avis

Vu dans le cadre du Festival d'été qui s'annonce toujours aussi grandiose et démarre décidément sur les chapeaux de roue, troisième film vu, troisième grand film ! 

Je craignais un peu ce nouveau Almodovar. Je n'avais pas du tout aimé Etreintes brisées il y a deux ans. De plus les rumeurs de Cannes cette année n'étaient pas encourageantes et pas de prix pour le film. La surprise est donc de taille. Je suis rentré dans l'histoire dès le début et suis resté scotché jusqu'au générique de fin. Le metteur en scène espagnol n'omet aucun de ses thèmes de prédilection mais pour une fois nous accommode tout cela à une sauce thriller fantastique passionnante. On reste fasciné par un scénario minutieux, malgré quelques flash-backs légèrement trop explicatifs, réservant un coup de théâtre savoureux et pour le moins surprenant. Ce qui fait la force de l'ensemble malgré la totale invraisemblance de l'histoire c'est que cela fonctionne et qu'on y croit. C'est à la fois glauque, romantique, sensuel, chaud et glacial. La vie, la mort, l'amour, l'espoir, la vengeance, on trouve de tout ici. La mise en scène est tout aussi forte et précise que le scénario. Techniquement tout est parfait. Les décors sont froids et un peu déshumanisés, bien à l'image de l'ambiance générale. La musique de Alberto Iglesias est magnifique. Quant à l'interprétation elle est, bien sûr, de haute volée. Vingt ans après Antonio Banderas retrouve le réalisateur qui l'a lancé. Il est très bien, très loin des (quelques) idioties hollywoodiennes qu'il a tourné entre temps. Le rôle de Vera devait être tenu par Penelope Cruz mais elle a préféré aller se noyer dans les Caraibes avec les pirates. Nous retrouvons donc en lieu et place la charmante Elena Anaya. Nous ne perdons pas au change car non contente d'être très belle, elle est aussi très bonne actrice. Encore peu connue, elle tourne aussi bien en France qu'aux États-unis ou qu'en Espagne donc. On retrouve aussi la grande Marisa Paredes, une habituée du metteur en scène. D"aucuns pourraient reprocher au film une trop grande froideur, trop grande distance, des longueurs et un manque d'émotion mais, bien au contraire, je trouve que cet état de fait colle très bien au propos. Bref une réussite sur toute la ligne. 

J'ai donc passé un très beau moment de cinéma. Tour à tour intriguant, fascinant et au final passionnant. Après un film en demi-teinte le grand Pedro a su rebondir et se renouveler. Un grand Almodovar ! Pour ma part l'un de ses meilleurs avec Volver. A voir absolument. 

Antonio Banderas & Elena Anaya. Pathé Distribution


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