Magazine Culture

Jeudi musical n°4 : L'alternative poétique

Publié le 08 septembre 2011 par Etrangere

A tout prendre, je préfère la poésie sans sens à la prose du quotidien. De même, j'aime les artistes revêches, les" alternatifs", qui refusent de céder aux glas de l'industrie du disque.De ce fait, on ne peut affirmer l'existence d'une seule forme de musique alternative, tant celle-ci, mue par des métissages et des transcendances, se définit comme "inclassable, ouverte et plurielle."
Néanmoins, le présent article se concentrera aussi sur la poésie qui se dégage des arrangements, des voix ou même des clips et ne sera donc pas une ode exclusive à une forme des non-formes de la musique...
Je vous propose donc aujourd'hui, une sélection de sonorités différentes, et à fortiori novatrices. 
Bjork, Crystalline
Il s'agit évidemment là d'une pointure.Je sais que certains d'entre vous vont s'offusquer de son appartenance aux "alternatifs", notamment au vu de sa notoriété auprès du grand public, et de son classement en tant que musicienne électro-pop, pop underground, pop expérimentale, trip-hop...D'une certaine manière, je peux le concevoir, mais je camperai sur ma position : les arrangements de l'islandaise se sont dévêtus de toute forme de sélection personnelle quant à une dénomination spécifique et à un style musical préconçu, pour se choisir une seule contrainte, celle de la poésie... 
Sade, Love is Found
Sade (qui ne tire pas son nom du Divin Marquis, mais bien de sa chanteuse, Sade Adu) est un groupe dont la passion pour le métissage des genres pop et soul parvient à être concilié avec des qualités à la fois vocales et esthétiques.Ainsi, le groupe parvient à garder une nette distance quant aux canons "kitsch" de la pop, et propose un clip en noir et blanc empreint de maîtrise déstructurée et communicatrice.

Death Cab for Cutie,  I Will Follow You into the Dark
Tout a une fin, cette rubrique comme la vie...Je trouve donc particulièrement sobre et touchant le clip de cette chanson, de même que l'arrangement à la guitare, ni trop larmoyant, ni trop glacial, que le chanteur Ben Gibbard a effectué. Angoissé à l'idée de la grande Fin, il se contente de l'éviter, Elle, symbolisée par la brèche dans la parquet. Mais la Mort le rattrape, inexorable. Est-elle pourtant si terrible ?...


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Etrangere 14 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossiers Paperblog

Magazines