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A propos de la coloration des canaris à facteur rouge.

Par Selectionsavicoles

 Rouge intensif et ivoire rose schimmel

Rouge intensif et ivoire rouge schimmel.

A PROPOS DE LA COLORATION DES CANARIS

A FACTEUR ROUGE

Parlons à présent de la coloration. Il est évident, qu'elle ne concerne que les canaris à facteur rouge, ce dernier étant hérité, à l'origine d'une hybridation avec le Tarin rouge du Vénézuéla. La couleur rouge apparaît chez notre canari grâce à un pigment que l'on appelle lipochrome (du fait qu'il est solu­ble dans les graisses ).

C'est un carbure d'hydrogène pour les carotènes et un car­bure d'hydrogène oxygéné pour les xanthophylles (les plus efficaces pour obtenir une belle pigmentation rouge). Ces carbures sont présents à l'état naturel sous des formes végétales; la carotte, la tomate contiennent du carotène, les fleurs de souci et de pissen­lit des xanthophylles. L'oiseau à facteur rouge qui ingère ces caroténoïdes (tel est leur nom scientifique ), les assimile au niveau des in­testins. Ils sont transportés par le sang jus­qu'au foie où ils subissent une transforma­tion chimique, puisqu'ils deviennent des xan­thophylles animales.

Sous forme de solutions graisseuses (liposolubles d'où leur appellation, comme nous venons de le voir), le sang les conduit aux cellules spécifiques de l'élabora­tion des plumes. Ces cellules grâce à des réactions enzymatiques admettent les caro­ténoïdes dans ce qui va devenir les plumes. Bien sûr, tout se passe sous le contrôle des gènes spécifiques (héritage du patrimoine gé­nétique de la souche de nos canaris ) qui déterminent la concentration, la répartition et la nature des pigments admis. Ce qui nous explique les différentes nuances de rouge que nous connaissons.

Maintenant que nous comprenons grossiè­rement le principe de la coloration, quels vont en être les enseignements pratiques à en tirer ? Tout d'abord, il faudra que nos oiseaux soient en parfaite condition physique pour exprimer une coloration maximum. Deuxiè­mement, cette dernière est tributaire de l'ap­port en caroténoïdes. Le métabolisme de l'oi­seau en consomme beaucoup, il faudra en fournir en suffisance ; des concentrés nous assureront le maximum de chances de voir la ration en caroténoïdes quasiment com­plète. La distribution de cantaxanthine est à ce sujet la meilleure solution. Il existe dans le commerce divers produits spécialisés en contenant. Enfin il ne faut surtout pas oublier qu'une distribution régulière de ces produits est nécessaire pendant toute la durée de la mue, sinon on s'expose à obtenir des cana­ris à coloration imparfaite puisque la couleur ne sera pas uniforme. Enfin, en période de coloration, il est souhaitable de réduire les doses de vitamine A qui peut nuire à la fixation des pigments dans les plumes.


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