Visite au Château Puygueraud

Par Daniel Sériot

  

Nous avons eu l’occasion de rendre visite, lors des Portes Ouvertes de l’appellation «  Côtes de Francs », à Nicolas Thienpont et à son fils Cyrille au Château Puygueraud. L’appellation Côtes de Francs est la plus à l’est des appellations girondines, à la frontière du département de la Dordogne.


Les coteaux sont constitués par du calcaire à astéries qui présente beaucoup de similitudes avec celui de Saint Emilion.


   Cette propriété a été achetée, en 1946 par Georges Thienpont, le père de Nicolas, qui a trouvé un vignoble ruiné, et n’a  pu le remettre en état qu’à partir de la fin des années 70, avec une première production en 1983. De 1946, jusqu’à la replantation, les terres agricoles étaient dédiées à la polyculture et à l’élevage. Nicolas Thienpont gère, maintenant, un vignoble de 45 hectares, réparti en plusieurs crus. Un château, construit au quinzième et seizième siècle apporte une touche de majesté à côté des chais de Puygueraud, où les bâtiments anciens côtoient les derniers construits, sans ostentation.

   Cinq marques sont élaborées actuellement sur l’appellation Côtes de Francs ; Château Laclaverie, Château Lauriol, Château Les Charmes Godard (rouge et blanc), Château La Prade, et Château Puygueraud. Les travaux viticoles, sont menés avec soin et de la même façon sur l’ensemble des propriétés : enherbement un rang sur deux, griffages sur l’inter-rang, maîtrise des rendements ( tailles, ébourgeonnage, et éclaircissages), vendanges manuelles par parcelles en fonction des maturités (suivis  gustatifs et analytiques), fermentations en grains entiers (sans foulage), extractions douces ( pigeages, pour partie, à partir de 2011), élevages sur lies ( un ou deux soutirages, s’il y a lieu, après dégustation des vins), et un léger collage avant la mise, après un élevage qui dure 16 à 18 mois pour La Prade et Puygueraud.


Les vins sont commentés, dans leur ordre de présentation, du plus souple au plus structuré. J’indique les prix de vente de la bouteille  à la propriété

Château Laclaverie 2008 : 3,60 Euros

La robe, de couleur rubis à carmin, est légèrement soutenue, le nez évoque une salade fraîche de fruits rouges, la bouche est souple avec des tannins lissés, dans une construction longiligne et linéaire. La finale de longueur normale est fraîche, avec des fruits juteux. Note 13,5, note plaisir15. Un vin plaisir, sans prétention, à boire entre copains, autour d’un barbecue

Château Lauriol 2008 : 6,50 Euros

La robe, un peu plus foncée, offre une couleur pourpre, l’olfaction, un peu discrète, laisse apparaître, à l’aération des arômes de cerises, de groseilles, et de légères notes épicées. Les tannins, un peu plus fermes, charpentent davantage le milieu de bouche, souligné par des fruits mûrs et frais, qui donnent de l’éclat à une finale d’une bonne tenue. Noté 14, même note plaisir

Château Les Charmes Godard (rouge) 2008 : 5,50 Euros

La robe de couleur pourpre à sanguine est assez soutenue, le nez est frais, et net, avec des parfums de violettes et de roses, de cerises, et des notes d’épices douces. La bouche est veloutée, en attaque, assez charnue dans un centre d’un bon maintien et fruitée. La finale, d’une bonne persistance, est fraîche, mise en valeur par des fruits mûrs, juteux, une touche d’épices, et de légères notes salines Noté 14,5 Note plaisir 15