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The Obscuritones au café Au Sans Nom, Schaerbeek, le 23 septembre 2011

Publié le 23 septembre 2011 par Concerts-Review

Depuis quelques mois, Curieus Schaarbeek a abandonné le Kriekelaar pour organiser une grande partie de ses roots gigs au Sans Nom, un bistrot que tu déniches rue Fiers, à quelques cent mètres du Parc Josaphat à Schaerbeek!
Au rendez-vous, Bill et Walter et les habitués Jack et Bernadette, pas de Steven..., selon Walter, le ket a été victime d'une agression du côté de Matonge, où quatre Suisses lui ont fait sa fête et piqué sa carte de crédit.
Rock'n roll, baby!
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De vintage rock il en sera question avec The Obscuritones!
P1160181.JPGCes obscurs résidant à Londres sont:
les pétillantes Joey (Hill) & Gaby ( Romano) - Vocals, Sam Kidman, petite mais, oh combien, efficace, - Twangy Surf Guitar, Andy Bavington - Double Bass, Hugh Byrne - Twangy Rockabilly Guitar et Phil Casey - Frantic Drumming.
Parlent pas tous cockney, il y a deux Irish ( nord et sud), une native d'Australie (Sam) et, Gabriella, s'exprimant en français impeccable, ne peut cacher ses origines Berlusconi ( Varèse, pour ne rien te cacher!), avant de rejoindre

The Obscuritones, elle chantait du funk/soul chez Tonic.
Ce sextet aura mis le bistrot à genoux en forgeant deux sets volcaniques, huileux, sauvages et stylés.
Et dire que ce groupe n'a sorti qu'un EP quatre titres et n'a pas composé plus de dix chansons, sur scène ils étalent une présence et font preuve d'un charisme, dignes des plus grands.
Une foire énorme dans le zinc, ça gueulait, chantait, gigotait et les petons baignaient dans des litres de houblon ayant giclé hors des verres pendant la séance de gym tonic.
Fait rare: autochtones, allochtones, Vlaamsetonen et Walen fraternisaient joyeusement aux résonances de ce marock'n roll international. Evidemment, quand tu verras à quoi ressemblent les trois nénettes tu comprendras, aisément, les raisons de l'enthousiasme collectif!

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21h00: le starter a donné le signal, Usain Bolt n'a qu'à bien se tenir ' Tear it up' de Johnny Burnette, t'es dans le vif du sujet après 9 secondes 58 centièmes!
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Second standard rockabilly 'Just because' et les petites qui se démènent en mesure.
Une touche country dans ton rockabilly, Johnny?
1957, 'Lonesome train' , twangy guitars...my baby left me so sad & lonely..., je pleure!
' Sweet Talk', elles sont mieux que Betty Boop , ces espiègles petites!
'Hoy hoy hoy' et un excès de vitesse, un!
Une contreballe?
hoy, hoy, hoy...
Elle est comment ta petite amie?
My baby's got 'Angel eyes', elle balance cette compo du groupe!
Sur le même EP:' Vapour club boogie', chanté par Hugh, les duettistes en précieuses choristes.
Numéro un pour Lavern Baker ( 1956), le doo wop aux harmonies vocales suaves: ' Jim Dandy' , suivi d'une plage moins énervée, le tube de Collins Kids ' Rock Boppin baby'.
On reste dans les glorious fifties avec 'This little girl's gone rocking' de Bobby Darin & Mann Curtis, un rhythm'n blues sucré, gros succès pour Ruth Brown ( 1958)!
Joey irrésistible en Minnie Mouse délurée.

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Deux classiques de la rockabilly Bible' Rock-a-Billy Boogie' et un 'Brand New Cadillac' surf et métallique à souhait.
Tu mets pas la ceinture, gars?
Tu m'as regardé, fiston, je dois m'occuper de ces trois nanas!
Dernière ligne droite avant la pause: 'Mercy' ( Collins Kids) et un ' Hot rock' torride et sulfureux.
A boire!

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Seconde mi-temps!
'Let's Elope, baby'
Salope, toi-même.
T'y connais rien en hillbilly!
Toi, t'es un sentimental: 'Sentimental fool' Barbara Pittman, une gloire oubliée de chez Sun.
Pour ma voisine qui fourre son nez partout' Mind your own business' ( Hank Williams), pas de fiddle, mais un kazoo pour Gabriella!
I (I) I want (I want) I want you (I want you) I want you to (I want you to) I want you to be my baby.... ' I want you to be my baby' scandé par tous les anonymes, ça fait du boucan!
Un petit Carl Perkins: 'Dixie friend', Hugh au chant.
Un numéro Andrews Sisters, une guitare Link Wray, des accents Stray Cats, un peu de Johnny Cash, du garage graisseux à la Poison Ivy et ses affreux, du Wanda Jackson, tu t'ennuies pas une seconde, et, ce qui ne gâte rien, la pépée qui se trémousse à tes côtés est pas moche.
' Brockwell Beach' ( probablement un titre surf écrit par little Sam)- ' Shortnin' bread'- 'Restless' - 'Whistle bait' ( Collins Kids, played real fast...) pêle-mêle sur la setlist.
Mention spéciale pour 'Thirteen men' que Ann-Margaret grava en 1962, un mambo sexy et purulent.
Et que dire de la perle du Ronnie Hayward trio déterrée on ne sait où: ' Fun lovin' baby' ?
Gab a composé ' Molly Bloom', une Molly au look Dolly Parton, poitrine pulpeuse, bottée de blanc et Stetson immaculé.
Les Pleasure Seekers, ça te dit quelque chose?
Ecoute ' What a way to die', ça tue autant que les Cramps.
Pour nous achever: 'Strychnine' des Sonics, en version twist à London et la dernière: ' Don't do me no wrong', au répertoire d'une certaine Imelda May qu'on verra à l'AB en octobre!
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On va pas se quitter sans un bis:
le sautillant ' Jump jack jump' de Wynona Carr , suivi, en apothéose, par le royal 'That's all right mama'!
Quelle fête à Schaerbeek!


    

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