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LES PSAUMES D'ISAAK, tome 3 de Ken Scholes

Par Phooka @Phooka_Book


Tome 3: Antiphon
LES PSAUMES D'ISAAK, tome 3 de Ken Scholes
Éditions Bragelonne475 pages22 euros
Résumé :
Les temps anciens ne sont pas morts. Les sbires des rois-sorciers s’opposent toujours à l’ordre androfrancien.
Nebios, l’adolescent qui a assisté à la destruction de Windwir, sillonne les déserts du monde à la recherche de la Grande Bibliothèque. Tandis que le fantôme de son père lui apparaît pour le mettre en garde, il est pourchassé par d’étranges guerriers.
Jin Li Tam, la reine des Neuf Maisons Sylvestres, affronte quant à elle des ennemis au sein de ses fidèles. Ces derniers affirment que son fils est l’Enfant de la Promesse annoncé par leurs Évangiles. Ils sont persuadés que l’avènement de l’Impératrice Écarlate est imminent.
Tapis dans leurs abris, les derniers survivants de l’ordre androfrancien se préparent à répondre à la mélodie qui s’échappe d’un croissant argenté dans le Désert Bouillonnant… 

L'avis de Phooka:
Vous savez ce qui me sidère avec cette série?
Sa limpidité !
Si, si, c'est tout bonnement incroyable. La trame du récit est hyper complexe, avec des interactions entre tous les personnages, des secrets cachés qui se révèlent ou  non, des complots qui se trament depuis des générations et dont les effets ne se font seulement sentir que des années plus tard. Un truc de fou ! Et ce qui est encore plus fou c'est que la clarté de la vision de l'auteur et sa façon fluide de raconter en font un récit qui coule de source comme si c'était d'une simplicité extrème.
Vous voulez une preuve?
Vous me connaissez (du moins vous commencez si vous suivez ce blog). J'ai une mémoire de poisson rouge (6 secondes, le temps de faire le tour de mon bocal ...).  C'est un handicap terrible pour moi, fan de Fantasy et de longues sagas. Comme il se passe souvent un an entre deux tomes, je rame pour une malade à chaque fois que je commence une "suite" pour essayer de me remettre l'histoire et les personnages en tête, même si j'ai adoré le tome précédant. C'est au minimum 100 pages pendant lesquelles "je navigue à vue". Oui mais voilà, ce qui est impressionnant avec Les psaumes d'Isaak c'est que tout me revient en tête dès la première page ! Du jamais vu !Sans doute parce que l’histoire est suffisamment originale pour ne pas être confondue avec aucune autre et sans doute aussi à cause de la construction si rigoureuse du livre en lui-même. Commençons par ce dernier point car j'adore et je sais que je l'ai déjà évoqué dans mes précédentes chroniques. Dans chaque chapitre on passe "en revue" les différents protagonistes de l'histoire et c'est très rigoureux: le nom en gras du personnage en question et puis son morceau d'histoire, quelques pages de 2 à 6 c'est selon et hop on passe à un autre. Et leurs histoires se croisent, s’entremêlent ou restent en parallèle, mais chacun amène une pièce au puzzle. Et ce qui est dingue c'est à la fin de la partie de l'un, alors qu'on aurait envie de savoir ce qu'il va devenir, on se replonge immédiatement dans l'histoire de l'autre sans aucun temps mort. Procédé ô combien addictif, croyez-moi. Ça rend le livre vraiment très difficile à reposer.
Quant à l'histoire, c'est clair qu'elle est hors norme (et c'est la raison pour laquelle je la garde si bien en tête ...) . Ce n'est pas souvent qu'un roman de Fantasy mêle humains, robots et dieux. Oui des robots, enfin des mécaserviteurs, vous avez bien lu. Dont certains d'ailleurs s'humanisent au point de pleurer, tel Isaak qui arrive à m'arracher des larmes ....Si vous avez lu Lamentation et Cantique, vous savez qu'à la fin de Cantique la révélation à été énorme. Le récit reprend très exactement là où nous l’avions laissé. Neb erre dans le désert à la recherche de la grande bibliothèque mais aussi de réponses, sans savoir que c'est lui LA réponse. Il va être amené à jouer un rôle bien plus grand que ce que tous peuvent imaginer. Humains et mécaserviteurs convergent tous vers lui. Quant à Rudolfo, le roi des neufs maisons sylvestres, il a bien du mal à gérer son Royaume qui se défait de tous les côtés. Il perd ainsi l'héritage de son père ... son père qui n'était peut-être pas celui qu'il croyait. Jin Li Tam, elle, est tiraillée entre son rôle de mère, de reine et de ... LiTam , héritage qui la rattrapera. Elle, dont le fils, Jakob, bien que bébé âgé de quelque mois est révéré tel un dieu par les Y'zirites ...Bon je ne vous en dirais pas plus. D'abord pour ne pas risquer de spoiler mais surtout parce que je me rends compte à quel point mes explications sont embrouillées et c'est faire un bien mauvais honneur à Scholes que d'expliquer aussi mal le contexte de son récit, lui qui arrive à tout conter de façon si claire et si pure.
Au final cela donne, un étonnant et captivant récit de Fantasy qui met en avant la recherche de la connaissance, l'importance des livres, mais aussi l'importance des liens familiaux. Liens dont on ne se défait jamais tout-à-fait.  Les notions de devoir et de confiance qui ne vont pas toujours ensemble. Complots et trahisons sont présents, mais aussi l'aide inespérée et qui ne vient pas toujours de là où on penserait. Tout cela constitue la trame sous-jacente de ce récit vraiment hors norme, aux reflets multiples et aux rebondissements inattendus.
L'inventivité de Scholes alliée à la clarté de son récit, fait de cette série de Fantasy un must à ne pas rater! Pour moi, une des meilleures séries de Fantasy de ces derniers temps.


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