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Le Maccartisme: 2 Le contexte, les différents acteurs.

Par Abdesselam Bougedrawi @abdesselam

Le Maccartisme: 2 Le contexte, les différents acteurs.

Nous sommes aux USA en 1947, c’est TRUMAN qui est président de la République. Il succède à ROOSEVELT, dont il n’a ni le charisme, ni l’envergure.
L’année précédente aura été marquée par le fameux discours de Winston Churchill, à Fulton dans le Missouri, ou il utilise ce mot qui restera célèbre par la suite: « le rideau de fer ».
Il donne ainsi le ton de ce qui allait devenir la guerre froide, et l’anticommunisme primaire.

Le Maccartisme: 2 Le contexte, les différents acteurs.
Truman est l’objet de critiques sévères tant de la part des démocrates que des républicains. Ces derniers, pour des raisons politiques, vont s’engager dans une bataille totale contre les communistes, et l’union soviétique.
Les observateurs de l’époque, insistent sur le fait que c’est Truman, qui craignant que ce thème ne lui échappe, le reprit à son propre compte sans imaginer les conséquences que cela allait avoir sur le destin de milliers de personnes.
Il aurait ainsi joué à l’apprenti sorcier.
Avec cependant cette différence fondamentale : il possède le pouvoir.
Tout un arsenal juridique, sera mis à sa disposition, la chasse aux sorcières est ouverte. Tous les moyens sont bons même aire appel des lois anciennes, comme celle de 1940 qui précise dans son titre 1 (ou Smith Act), « qu’il est criminel de prôner, d’encourager, conseiller ou enseigner volontairement inconsciemment, l’obligation, l’avantage, la nécessité ou la justesse de renverser ou détruire tout gouvernement des états unis par la force, ou la violence ».
Cette loi est pourtant destinée à lutter contre une éventuelle sécession, et n’a aucune raison d’être appliquée aux communistes.
Des commissions spéciales vont passer au crible le passé de millions d’Américains, des listes noires vont concerner des milliers de citoyens avec ce cercle vicieux : ces listes n’ayant pas d’existence officielle, il est impossible de les contester.
D’ailleurs, la référence même à une quelconque liste noire était considérée comme suspect et la personne condamnée.
Mais condamnée de quoi? D’avoir lu un livre, de penser que les communistes avaient amélioré la condition des Russes, d’être pour la solidarité entre les gens et les peuples. Est cet un crime? Pourtant à cette époque, si les Américains sont contre le communisme par principe, ils n’ont pas d’aversion personnelle contre l’union soviétique, ou le communisme.
Mais devant un tel gâchis on peut se poser la question suivante :
le parti communiste américain était, il aussi fort a l’époque ?
Menaçait-il les Américains ?
En fait en 1947 le parti communiste américain est faible, il ne compte que quelques milliers d’adhérents, et son journal « The Daily Worker » ne tirait qu’à 25 000 exemplaires, dès lors pourquoi une telle folie ?
L’explication se trouve peut-être dans le passé même des Américains.

À suivre …



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