Magazine Cinéma

Présumé coupable de Vincent Garenq

Par Catherine93

C'est bien une terrible descente aux enfers que vit Alain Marécaux. Nul ne pourrait le nier, le contester. Présumé coupable raconte l'inhumanité de la justice, de ses acteurs, des médias. La violence s'abat sur lui et sa famille un beau matin. La police débarque brualement chez lui et dévaste tout, dévaste des vies: lui tout d'abord, sa femme, ses enfants et plus tard sa mère qui ne survivra pas à un tel tsunami judiciaire. La machine infernale se met en marche. Adjectif banal, certes, mais il n'y a pas d'autre mot pour qualifier cette immense tragédie. Rien ne peut changer la marche des choses. Le jeune juge Burgaud s'enferre dans ses certitudes et provoque le désastre. Dans ce film, on découvre aussi un homme incompétent qui prend pour argent comptant tout ce qu'on lui dit. L'avocat d'Alain Marécaux a beau le lui faire comprendre, il le remet à sa place, incapable de se remettre en question. La police a aussi sa part de responsabilité qui l'accuse, l'accable dès les premiers interrogatoires. On comprend que le fiasco se profile à l'horizon dès les premières minutes du film. On reste sidérée devant tant d'arrogance. Mais il semblerait que la justice n'ait pas vraiment changé au vu de ce qui se passe actuellement dans l'affaire Dany Leprince. Immuable dans sa vérité définitivement prononcée...

L'interprétation de Philippe Torreton est viscérale, parfois trop malgré tout. Un film nécessaire car il faut porter à la connaissance des générations futures les dérapages qui sinistrent des vies entières. C'est le devoir du cinéma.


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