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La 25ème Heure

Publié le 16 octobre 2011 par Olivier Walmacq

Affiche de 'La 25e Heure'

Genre: drame.

Durée: 2h09.

Année: 2003.

L'histoire: Dans 24 heures, Monty va aller en prison pour avoir fait du traffic de drogue et du blanchiment d'argent. Pendant sa dernière journée de liberté, il va régler ses comptes, passer la soirée avec ses amis et surtout faire un bilan personnel sur lui même...

La critique de Borat

En tant que réalisateur, Spike Lee a fait énormément de films sur la communauté noire, l'exemple le plus éloquent étant Malcolm X.
Au début des années 2000, il est passé plus ou moins à autre chose. D'abord avec Summer of Sam, puis La 25ème heure.

Ce dernier est passé complètement inaperçu à sa sortie française. Ce fut le cas pour la plupart des métrages de Lee, en dehors de Malcolm X et Inside Man.
D'ailleurs, Miracle à Santa Anna est toujours invisible en France. En attendant, La 25ème heure a depuis été rebaptisé 24 heures avant la nuit, on ne sait pour quelles raisons.

Peut être parce que ça sonnait mieux. Le film bénéficie d'une certaine classe: Edward Norton (quand on osait encore lui donner de vrais rôles), Philip Seymour Hoffman, Barry Pepper, Rosario Dawson, Anna Paquin et Brian Cox. Le scénario se résume en une ligne: la dernière journée de liberté d'un futur taulard. Sauf qu'avec ça, Spike Lee réussit à faire un hymme à la redemption.
Durant tout le film, Norton essayera de se remettre en question et de trouver celui qui l'a balancé aux flics. Tout mène à sa copine, Naturelle, et pourtant...

Lee nous dévoile également ses amis. Jacob est un professeur amoureux d'une de ses élèves et très timide. Frank est un trader blasé et ventard, se faisant passer pour un très bon coup alors qu'il n'arrive pas à emballer.
Là où le réalisateur frappe fort, ce sont dans les images d'un New York dévastée par le 11/09. A peine 1 an après, Lee montre le cadavre des 2 tours, non seulement par son générique avec des projecteurs les remplaçants, puis par la vue de l'appartement de Frank.
Le cinéaste use également de techniques redoutables, comme les 2 travellings frontal d'une classe absolue.

Le premier étant celui où Paquin déhambulle défoncée, le second avec un Hoffman complètement hagard; le tout sur Brade Cymande.
Comme pour faire une boucle.
On retrouve également dans la même scène un plan séquence sur des déplacements d'escaliers.
Norton, comme à son habitude, livre une magnifique performance d'un homme sur le déclin. Hoffman, Pepper et Dawson sont également très bons, donnant un autre relief au personnage de Monty. La musique donne un côté encore plus dramatique au récit, notamment pour son final.

Un drame sensible montrant un homme en quête de redemption dans une Amérique ravagée.

Note: 17,5/20


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