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De quoi sommes-nous malades ?

Publié le 25 octobre 2011 par Amroune Layachi

DE QUOI SOMMES-NOUS MALADES ?

De quelles maladies physiques et mentales sont atteints les algériens en effet ? De toutes. Celle de la folie des grandeurs n’en étant pas la moindre.La prétention est sans limites et les désirs sans bornes. Ces sérieuses atteintes morales sont, généralement, sans remèdes. Les maladies physiques sont nombreuses. Les algériens souffrent de tous les maux. La dépression nerveuse n’épargne presque personne, et chacun la vit en fonction de ses capacités. Il y a ceux qui parlent beaucoup en criant, exprimant ainsi, sans le savoir et indirectement, tout le fatras des problèmes dans lesquels ils se débattent, qui encombrent leur cerveau, pour lesquels ils n’arrivent pas à trouver de solution.

Ceux souffrant physiquement se heurtent à tous les problèmes de disponibilité des médicaments, à ceux de la bureaucratie, à l’insalubrité des hôpitaux, en ayant affaire, en premier lieu, à la rapacité et le manque de sens moral de certains médecins, qui n’ont pour seul souci que d’amasser le plus d’argent possible au détriment de la santé de leurs patients. Le malade algérien souffre non seulement de ses maux mais encore de ceux qui viennent s’y ajouter, du fait de l’incapacité des uns et du manque d’empressement des autres à s’en occuper. C’est là tout un chapitre.

Il y a ceux qui n’arrivent à trouver leur équilibre qu’après avoir sifflé une certaine quantité de bouteilles de vin ou de bière. Ceux-là souffrent de stress. Généralement ce sont les nantis et les intellos. Les nantis se débattent dans des problèmes que procure la poursuite de l’argent. Ils boivent parce qu’ils savent qu’ils ont failli à certains de leurs devoirs. Les intellos, eux, boivent pour se révolter contre le désordre des choses, de ce qu’ils vivent et qui n’est pas conforme à leurs idées mais surtout à la logique. Ceux-là souffrent le martyr.

Il y a les jeunes aussi. Qui boivent et qui se shootent. Qui s’arment de couteaux et de sabres. Qui n’arrivent pas à trouver leurs marques dans un monde auquel ils n’ont absolument rien compris. Contre lequel ils partent en guerre, sans trop savoir qui est l’ennemi, encore moins qui et quoi combattre. Ceux-là sont encore plus désespérés que tout le monde. Ils voudraient être ailleurs. Il y a parmi eux qui se saoulent, d’autres qui sombrent dans une inconscience éveillée à l’aide de psychotropes. Et il y a enfin ceux qui voudraient tout quitter, parce que n’ayant rien à perdre, qui veulent traverser la mer en empruntant une embarcation de fortune. Se lançant à l’aventure sans trop savoir où elle aboutirai.

Les femmes, elles, sont spécifiquement affectées. A la maladie de la susceptibilité, s’ajoute celle de tout posséder. Une maladie assez grave, difficile à guérir, dont certaine n’en reviennent pas. Elles qui veulent toujours s’afficher, en faisant étalage de leurs possessions, juste pour épater la galerie. Il y a celles qui n’ont pour seul souci prédominant que celui de se marier. La difficulté pour elles est de trouver l’oiseau idéal. Si possible un merle au plumage assez fourni afin de pouvoir le plumer à leur guise. Cette maladie reste la plus répandue dans les rangs de la gente féminine.

Ainsi, aux maladies des uns et à la prétention des autres, s’ajoutent les lubies et les idées folles que d’autres cultivent en leur jardin secret. Personne n’est quitte et, d’une manière ou d’une autre, c’est donc tout le monde qui se trouve souffrant du fait des nombreuses allergies qui envahissent sans cesse l’espace de vie des algériens. C’est toute une chimie devant laquelle les meilleurs chimiothérapeutes se trouvent dans l’impuissance et la capacité de lui trouver un remède efficace.

Jijel.info

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