
Genre: drame
année: 1987
durée: 1h50
l'histoire: Le professeur Rick Latimer est nommé proviseur dans une école à mauvaise réputation. Il se retrouve alors plongé dans un univers où la drogue, la violence et le crime sont quotidiens.
La critique d'Alice In Oliver:
Le Proviseur, réalisé par Christopher Cain en 1987, dresse déjà un constat dramatique sur certains lycées américains: désormais, les professeurs sont dépassés par la violence de leurs jeunes élèves, qui ont décidé de faire la loi au sein des établissements. En même temps, sur le même sujet, Class 1984 avait déjà tiré la sonnette d'alarme quelques années auparavant.
Le scénario du Proviseur n'est donc pas nouveau.
Pourtant, c'est aussi ce film qui ouvrira la porte à d'autres productions du même style, le plus souvent caricaturales et donneuses de leçons.
Par exemple, comment ne pas citer The Substitute et ses suites, ainsi qu'Esprits Rebelles ? Attention, SPOILERS !
Après avoir fracassé la voiture de l'avocat de son ex-femme, le professeur Rick Latimer (James Belushi) reçoit une promotion.
Voilà une nouvelle qui surprend l'enseignant potache qui a bien du mal à se plier aux règles de l'éducation nationale.
Malheureusement, cette promotion ressemble davantage à une punition. En effet, Rick Latimer est nommé proviseur dans un lycée particulièrement sensible, où règne la violence et les trafiquants de drogue.

Une fois arivé sur place, il découvre une école "poubelle", régie par l'autorité d'un petit voyou, qui fait la loi avec son couteau, et soutenu par ses sbires. Rick Latimer a bien l'intention de remettre de l'ordre dans le lycée mais va devoir se frotter à des truands, prêts à tout pour maintenir la violence et les hostilités dans l'établissement. Certes, le propos du film est souvent caricatural.
Clairement, il s'agit plutôt d'un petit nanar sympathique, le film de Christopher Cain traitant son sujet avec un second degré et un certain humour noir.
Encore une fois, Le Proviseur n'évite pas les clichés. En résumé, si le lycée se porte aussi mal, c'est uniquement la faute d'un seul petit voyou.
Les autres élèves ne sont que des cancres pas bien méchants, seulement influençables, la faute à une société qui les a rejetés et oubliés.
Le scénario reste assez prévisible et se terminera par l'inévitable affrontement entre le Proviseur et le truand de service.
Certaines séquences restent assez amusantes, notamment la scène où le Proviseur effectue une entrée fracassante avec sa moto dans le bahut.
Pour le reste, notre Proviseur de service joue évidemment les assistantes sociales puisqu'il n'hésite pas à se rendre au domicile de ses élèves insolents pour régler les problèmes de vive voix.
Toutefois, malgré de nombreux clichés, le film reste assez plaisant à regarder, et repose largement sur les épaules de James Belushi et de Louis Gossett Jr, toujours prêts à casser du voyou lorsque cela s'avère nécessaire.
Note: 10/20 (c'est généreux mais...)
Note nanardeuse: 15.5/20
