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Neil Gaiman – Sandman, Veillée Mortuaire

Par Yvantilleuil

Tombée de rideau sur une série qui fait rêver !

Neil Gaiman - Sandman, Veillée MortuaireLe titre de ce dixième et dernier tome de la série Sandman ne laisse que peu de doutes quant à son contenu.

L’album, divisé en trois parties distinctes, débute par trois chapitres, dessinés par Michael Zulli, qui font directement suite aux événements du tome précédent. Suite à l’action des «Bienveillantes», Morphée est mort et tous les personnages de la série sont invités à assister aux funérailles. Le lecteur, également invité à cette «Veillée Mortuaire», va assister à une véritable réunion de famille et croiser de nombreux personnages importants de la série qui s’endorment un à un pour venir assister à la cérémonie. Même Superman, Batman et John Constantine sont au rendez-vous, c’est tout dire.

Alors que tous rendent un dernier hommage à Morphée, le nouveau maître des lieux prend ses fonctions. Et oui, le rêve est en effet immortel et même si Morphée n’est plus, le rêve, lui, continue d’exister. Le lecteur fait donc la connaissance de la nouvelle incarnation de Dream, Daniel Hall (le fils de Lyta Hall).

Le lecteur à ensuite droit à un épilogue (Dimanche en deuil) en compagnie de Robert Gadling, l’immortel que Morphée retrouvait une fois par siècle. Cette conclusion, qui permet de croiser Death, est tout bonnement brillante et permet une nouvelle fois d’apprécier la qualité et la beauté des textes de Neil Gaiman. Il faut également applaudir le travail de Michael Zulli tout au long de ces quatre premiers chapitres. Les dessins sont splendides (et déjà beaucoup plus digestes que lors des premiers tomes de la série).

Le lecteur a ensuite droit à deux histoires courtes, totalement autonomes. La première, intitulée «Exils», fait écho à «Terres Molles», récit issu du sixième tome (Fables et réflexions) de cette série. On y suit les pas de Maître Li, un vieux conseiller exilé de l’Empereur qui s’est perdu dans le désert du rêve. Le graphisme sous forme d’estampe, signé John J. Muth, est splendide et parfaitement adapté à ce conte qui permet de croiser Dream.

La deuxième histoire courte, illustrée par Charles Vess et intitulée «La Tempête», débute en 1610 en compagnie de William Shakespeare. Ce dernier tente de terminer la rédaction de sa dernière pièce afin de mettre fin au pacte qui le lie à Dream. Après «Songe d’une nuit été» (voir le troisième tome de la série : «Domaine du rêve»), le célèbre auteur (dont on retrouve ici certains textes) se prépare à écrire les dernières lignes de son œuvre.

Quoi de mieux qu’une pièce de théâtre pour faire tomber le rideau sur cette saga incontournable ?


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