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17 mois

Publié le 15 novembre 2011 par Aileen
17 mois Le Petidom a eu 17 mois ce dimanche. Je sais, c'est pas un chiffre rond 17 mois… mais pour nous, pour moi surtout et pour le Petidom il y aura un après et un avant 17 mois.   À 17 mois le petit mec marche, tiens des conversations dans lesquelles tu reconnais parmi un beau charabia avec intonation : bonjour, merci, tiens (pour donner), tiens (s'il a rien dans les mains c'est pour que toi tu donnes), tiens (les bras tendus pour que tu le portes), wouwou (pour désigner un chien et plus largement un chat ou un oiseau), voilà (une bonne chose de fête), dodo, doudou (ça va de pair), demande à tout bout de champ "c'est qui", désigne maman, papa (plus rarement), Emma, bravo et au revoir. Il chante aussi, fait les marionnettes, veut manger tout seul ses yaourts au chocolat, met tout ce qu'il trouve à la poubelle, ouvre et ferme un million de fois chaque porte à sa portée, vide mes shampooings dans son bain, il fait pardon quand il pète en mettant sa main devant la bouche, écarte les mains d'un air désolé quand il n'y a plus de quelque chose…
et il ne veut plus de la totote de maman !
Bon, c'est pas comme si il était passé de tout à rien non plus, depuis plusieurs mois il ne tétait plus que le matin et la nuit quand il se réveillait et en cas de gros bobo ou grosse fatigue. Les réveils nocturnes se raréfient, les grosses fatigues sont généralement évitées et les gros bobos ne nécessitent plus qu'un gros câlin. Et puis un matin il n'a pas voulu téter avant son bibi au chocolat (qu'il boit depuis cet été pour faire comme sa sœur)… et puis un autre… et le lendemain et le sur-lendemain. J'ai proposé il a dit non. J'ai proposé aussi après les derniers bobos et grosses chutes, il n'a pas voulu non plus. Hier soir j'ai essayé alors que je savais qu'il avait super faim… rien. Il a choisi, tout seul, comme un grand. Sa première vraie décision le concernant (enfin j'ai l'impression).
Je suis contente de cette aventure. Je savais que je partais pour de la longue durée, j'avais pu faire 7 mois avec la Clochette, j'avais du introduire les biberons à contrecœur car je reprenais le travail mais là, sans reprise, je me doutais que je n'allais pas arrêter aussi facilement. Je n'ai pas programmé de fin moi-même, au fil des mes avancées en matière d'allaitement je me suis orientée vers un sevrage naturel, sur les désirs du Petidom. En partant pour la longue durée j'avais quand même une crainte de dépendance  de mon enfant au sein. J'ai rencontré des mamans qui ont allaité longtemps, très longtemps, plus longtemps que moi aujourd'hui et j'avais l'impression qu'elle en devenait esclave de cette totote qui calme, à tout moment… ce n'était plus de l'allaitement à la demande mais un vrai libre-service en fait. En tout cas, même si mes impressions peuvent être fausses, je savais que je ne voulais pas de ça. Je l'ai pas eu et j'ai pas le sentiment d'avoir du batailler pour ça.
Aujourd'hui on me dit "Ah ben c'est bien, te voilà tranquille avec ça maintenant !".  Mais ça ne m'a jamais embêté d'allaiter mon enfant, je ne vis pas cette fin d'allaitement comme la libération d'un fardeau. Certes je vais pourvoir mettre un col roulé sans me demander à quel moment je devrais le soulever pour le sortir le matos, certes je vais pouvoir reboire champagne, vin et bières aromatisées sans me poser de questions, certes je vais pouvoir l'abandonner une nuit complète (euh, non, là en fait je ne suis pas prête en pratique même si pour la théorie c'est bon)… Certes… mais tout ça ne remplacera jamais ces moments magiques. Le seul point positif est que je vais pouvoir reprendre mon traitement contre le cholestérol, que j'avais interrompu en avril 2009 en même temps que ma pilule, car non compatible avec la grossesse et l'allaitement. Il est temps car ma dernière prise de sang est pas géniale du tout !
Ma chance est que le Petidom est un bébé très câlin et très proche de sa maman. Le matin, même s'il ne tète plus, il boit son biberon avec moi à ses côtés dans le fauteuil, il réclame facilement des câlins, encore plus quand il est fatigué, quand il se fait mal c'est vers moi qu'il court pour se faire consoler. Et il distribue des bisous à longueur de journée ! De quoi bien adoucir la fin de l'ère de la totote…
Et toi, tu as allaité jusque quand ? Ça s'est fini comment ?

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