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Pizzeria O’Scia (Lampedusa), 75002 Paris : alternative intéressante au feu de bois, ambiance dépaysante!

Publié le 15 novembre 2011 par Chrisos

Pizzeria O’Scia/Lampedusa
44 rue Tiquetonne, 75002 Paris.
Tél. : 01 75 77 23 18.

Sous le radar

Je n’avais rien lu sur O’Scia, dont j’ignorais totalement l’existence, jusqu’à ce que je découvre cette pizzeria dans Paris Al Dente, le guide papier de Stefano Palombari. Sur le guide ItalieàParis, seules deux pizzerias ont reçu cinq étoiles : le Bistrot Napolitain, bien sur, et O’Scia. Une adresse dont on ne trouve pas grand chose dans la presse, ni sur les blogs, si ce n’est des mentions dans le Carnet d’adresses gourmand et sur Life is Food.

Deux bons commentaires sur itaste, un référencement sur Apéro Resto Disco (où l’on apprend que l’on peut encore y manger du poulet braisé à l’africaine, spécialité de l’ancienne enseigne, le Malibu!), une quarantaine de visiteurs FourSquare, 5 photos sur FoodReporter. Et KatyPerry en tweet début janvier 2011!

Rien dans le Fooding, ni dans le FigaroScope…

Ambiance!

Ce jeudi 10 novembre 2011, A s’étant endormie et étant gardée par sa grand-mère maternelle, O profite de cette rare aubaine pour aller diner en ville (un peu plus loin que notre quartier habituel, quoi). O’Scia étant en haut de notre liste depuis la découverte de son existence, et voulant percer le mystère de ce four à gaz, nous réservons pour deux couverts à 20h45. Arrivés sur place après une petite marche apéritive, un serveur d’origine africaine nous annonce que notre table va bientôt se libérer et nous propose de patienter près du bar (plus comptoir/desserte que vrai bar), où il nous offre l’apéro. Le « barman » d’origine indienne ou pakistanaise, ne parle qu’anglais!

Hum, c’est en effet plein, il règne un sacré bordel, le service est débordé et pas complètement efficace! La clientèle est plutôt hétérogène! Plusieurs tables de familles de Chinois d’origine qui viennent manger le fameux poulet à l’africaine (en cuisine, tous semblent venir d’Afrique noire), mais aussi des Indiens, des Italiens, en majorité de moins de quarante ans.

Deux couples, dont un de parents indignes et inconscients sont venus avec leur bébé de moins de six mois, et s’offusquent de ne pas avoir assez de place pour la poussette et le siège de leur rejeton. Un refus ferme et courtois au téléphone, en leur expliquant qu’il n’y a pas la place, aurait réglé l’affaire!

Une eau gazeuse pour O, un verre de vin blanc pas terrible pour moi. Nous avons le temps (5-10min) d’observer la salle du bas (rez-dechaussée), le four à gaz, le pizzaïolo italien qui officie seul! Il ne chôme pas!

À table

Notre table libérée, nettoyée et dressée, nous nous installons enfin. O a une belle vue sur la préparation des pizzas, alors qu’à ma droite, deux femmes bientôt quarantenaire mangent leur poulet braisé! La déco de la salle est assez quelconque, quelques poutre apparentes, rien de très recherché. Derrière O, vue sur le « bar », l’escalier qui monte vers la seconde salle et la porte de la cuisine. Le four est à quelques mètres de nous et rayonne sa chaleur dans la salle. Hot, hot!

Nous avions déjà parcouru la carte pendant l’attente au bar. Apéros à 5-7€, eau à3,5€ le demi litre, 6€ le litre. Bière pression Peroni Nastro Azzuro à 4€ le demi, 7€ la pinte. Cinq choix d’antipasti (10-13€), cinq spécialités (foccacie, pizze, 15-17€). Une douzaine et demie de pizzas/pizze, de 11 à19€ ; des classiques (Margherita, Marinara, Diavola, 4 saisons, 4 fromages, Calzone) aux plus originales (Tropea, Bismarck, Carrettiera…) : autant dire qu’il y a de quoi faire. Trois salades, trois plats du monde (dont le fameux poulet braisé) et six desserts (tiramisu, pannacotta, baba’… 4-8€). Pas de pâtes, il faudra sans doute aller à l’Osteria Ruggera pour cela!

Nous partageons les antipasti del casaro (22€ pour deux), une pizza végétarienne -14€), une pizza O’Scia (avec des aubergines frites, 16€). Une carafe d’eau et une pinte de pression (7€) pour moi.

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Action

Une bonne dizaine de minutes a du s’écouler avant que je ne réclame ma bière à la jeune serveuse qui s’occupe maintenant de nous. Pendant ce temps là, la première partie de notre entrée : un assortiment de fromages (mozzarella, burrata, ricotta, mozzarella fumée…), avec quelques crudités (lit de roquette et tomates cerises), attend que la foccacia soit prête. La carafe d’eau arrive avec la bière, puis l’entrée ne traine pas. Les fromages sont bons et on joue à passer d’une saveur et une texture à l’autre. Mozza et burrata sont fraiches et agréables. Je n’aurais pas dit non à plus de légumes!

La focaccia est de très bon niveau. Le four à gaz, contrairement au four à bois, ne marque presque pas les aliments qui y cuisent. Certes, il y a un peu de grillé/brulé, mais, au goût, la cuisson au four à gaz est beaucoup plus neutre ; ce qui permet de mettre en avant la très bonne pâte. Contrairement au four électrique, la cuisson n’assèche pas la pâte, elle reste élastique, vivante, et continue d’évoluer au fur et à mesure qu’elle relâche de la chaleur. On est assez proche du four à bois à ce niveau là. Une entrée tout à fait convenable.

Alors que jusqu’à présent, il y avait une certaine tension, notamment parce qu’au jeu de la comparaison avec le Bistrot Napolitain, ça ne tenait pas la route (salle pas très bien foutue, poireautage au bar, clientèle bizarre, poulet braisé…), nous nous détendons enfin, rassuré par la qualité de ce que nous venons de manger. Et la faim est moins lancinante.

L’enchainement entrée vers pizza se fera de façon fluide. Celles ci s’avèrent de très bon niveau, si l’on ne cherche pas à retrouver ce qui fait la force et l’intérêt des pizzas du Bistrot Napolitain. Certes, la pâte gonfle moins qu’au BN, les bords ne sont pas aussi aériens. Mais les ingrédients utilisés sont au moins d’aussi bonne qualité, la taille est plus que convenable et la pâte, différente, est excellente, elle aussi.

Comme au Bistrot Napolitain, on est en droit de ce demander si des pizzas, même très bonnes, peuvent se payer plus de 15€. Dans l’absolu, non, mais à Paris, hélas, il n’y a pas le choix! Une bonne pizza, c’est un luxe qui a un prix (plus abordable que d’autres folies).

Fatigués (fin de semaine, et surtout ambiance survoltée et bruyante des lieux, pendant 1h30) et bien rassasiés, nous demandons l’addition. La première version présentée comportera deux coquilles : une bouteille d’eau et une bouteille de vin facturées à tort. Nous le signalons au serveur qui nous a accueillis; il corrigera sur le champ, sans sourciller.

Bilan

59€ pour ce diner à deux (une entrée, et une pizza chacun, plus une pinte de bière pression). C’est à peine moins cher qu’au Bistrot Napolitain! Pas donné donc, mais justifié par une très belle qualité.

On sera bienveillant et tolérant sur le service qui peut être plus efficace (le soir, on a plus de temps), le cadre assez banal et une clientèle hétéroclite et parfois improbable. Comme, par exemple, ce garçon d’une table d’un trio de jeunes chevelu(e)s qui ratera sa bougie d’anniversaire à cause d’une pause cigarette trop prolongée dehors, ou comme ce jeune homme chinois, à table avec sa famille, qui passera le repas à manger son poulet et riz et s’affairer sur son smartphone…

Nous tombons tous les deux d’accord sur le fait que ce ne sera surement pas notre dernière visite et qu’un examen plus approfondi de la carte de pizzas et des desserts s’impose. Ce sera pour une autre fois, mais difficile de dire quand.

Ah, si seulement ils étaient ouverts le samedi au déjeuner, cela aurait permis de s’y échauffer avant les bébés-nageurs. Dommage pour O’Scia et tant mieux pour l’Hédoniste, autre bonne table du quartier, qui a le bon goût de servir samedi à midi et où nous devrions prendre nos habitudes quand nous aurons atteint le rythme de croisière!

Rédigé par chrisos


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