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Développement durable : le Groupe PPR veut construire un " monde meilleur ".

Publié le 21 novembre 2011 par Bioaddict @bioaddict

Pinault-Printemps-Redoute (PPR) a décidé de contribuer à la protection durable de l'environnement en créant un Compte de Résultat Environnemental qui servira de base pour réduire l'impact écologique global de toutes les marques de luxe et de mode de son Groupe.

Qui aurait cru que le mariage de la mode et du développement durable était possible tant, a priori, ces deux mondes paraissent opposés? Il a pourtant eu lieu chez PPR. Et il a donné naissance à PPR Home une entité transversale du Groupe qui est chargée d'intégrer le développement durable dans la gestion des différentes marques: Yves Saint Laurent, Gucci, Bottega Veneta, Stella Mac Cartney (déjà tres engagée dans la mode écologique), Alexander Mac Queen, Balenciaga, Boucheron, Girard-Perregaux, JeanRichard, Sergio Rossi (pôle Luxe) ; Puma, Volcom, Cobra, Electric et Tretorn (pôle Sport & Lifestyle ; et les grands magasins FNAC et Redcats.

En fédérant ces marques autour de PPR Home, l'objectif de Jochen Zeitz, Chairman de Puma et le patron de cette entité, est tout simplement de " réaliser un monde meilleur et qui serait plus durable d'un point de vue économique, social et écologique".

Le Groupe PPR vient ainsi de s'engager à mettre en place un Compte de Résultat Environnemental pour toutes ses marques, d'ici 2015. Concrètement cela va se traduire par une première évaluation monétaire des impacts environnementaux des activités opérationnelles et de la chaine d'approvisionnement du groupe. Puis à mettre en place des actions concrètes pour réduire ces impacts.

La marque Puma est déjà entrée concrètement dans ce nouveau process. Elle vient ainsi de présenter le premier Compte de Résultat Environnemental du Groupe. Celui-ci montre que l'impact environnemental lié aux activités opérationnelles et à la chaine d'approvisionnement de Puma (émission de gaz à effet de serre, consommation d'eau, utilisation du sol, pollution atmosphérique et production de déchets) s'élevait en 2010 à 145 millions d'euros, dont 94 millions liés aux gaz à effet de serre et à la consommation d'eau, auxquels s'ajoutent 51 millions d'euros liés à l'utilisation des sols, à la pollution atmosphérique et aux déchets. C'est la chaine d'approvisionnement et en particulier la production de matières premières qui est responsable de 94% de cet impact (137 millions d'euros). Les activités opérationnelles (bureaux, entrepôts, magasins, logistique...) n'en représentent que 6%.

" C'est sur la base de cette évaluation que nous comptons nous appuyer pour avoir une meilleure visibilité de notre impact environnemental global et prendre des décisions opérationnelles mieux informées pour le réduire" a déclaré François-Henry Pineau PDG de PPR.

Ces chiffres sont bien entendu très parlants. Et rapportés à l'ensemble des marques du Groupe PPR ils permettent de mesurer les enjeux et les marges de manoeuvre potentielles en faveur du développement durable.

S'agit-il d'une opération de " green washing " de plus? François-Henri Pinault, est au contraire convaincu que " le développement durable est un impératif pour que (ses) marques restent désirables et compétitives dans le futur ".

Mais jusqu'ou pourra-t-il aller dans sa démarche vertueuse sans dégrader sa marge de profitabilité ?

Hervé de Malières


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