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La Traversée de Paris

Publié le 22 novembre 2011 par Olivier Walmacq

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genre: drame 
année: 1956
durée: 1h20

l'histoire: Sous l'Occupation, Martin doit convoyer à l'autre bout de Paris quatre valises pleines de porc. Son acolyte habituel ayant été arrêté, il fait appel à un inconnu, Grandgil. Mais celui-ci se révèle incontrôlable et le trajet périlleux.

la critique d'Alice In Oliver:

Inutile de préciser que La Traversée de Paris, réalisée par Claude Autant-Lara en 1956, appartient aux grands classiques du cinéma français.
Il s'agit d'une adaptation très libre d'une nouvelle homonyme de Marcel Aymé. Pour l'anecdote, l'auteur du livre s'opposera farouchement au choix de Bourvil pour interpréter Martin, un chômeur introverti, qui doit convoyer plusieurs valises pleines de porc à l'autre bout de Paris.

traversée paris

Par la suite, Marcel Aymé reconnaîtra son erreur et saluera la qualité du film, ainsi que la grande performance de l'acteur
Ensuite, La Traversée de Paris peut s'appuyer sur quelques dialogues savoureux, parfois drôles, pour ne pas dire cyniques. Comment ne pas citer le grand numéro de Jean Gabin devant les patrons d'un bistrot ?
"Non mais regarde-moi le mignon là, avec sa face d’alcoolique et sa viande grise… Avec du mou partout ; du mou, du mou, l’a que du mou ! Mais tu vas pas changer de gueule un jour toi, non ? Et l’autre là, la rombière, la gueule en gélatine et saindoux, trois mentons, les nichons qui dévalent sur la brioche… Cinquante ans chacun, cent ans pour le lot, cent ans de connerie ! Mais qu’est ce que vous êtes venus foutre sur Terre, nom de Dieu ? Vous n’avez pas honte d’exister ?".

Et le festival Jean Gabin continue devant un Louis de Funès gêné et désarçonné: "Monsieur Jambier, 45 rue Poliveau, pour moi, ce sera 1000 F...Monsieur Jambier, 45 rue Poliveau, maintenant c'est 2000 F...Je voulais dire 3000. — C'est sérieux ? — Comment si c'est sérieux ! JAMBIER, JAMBIER, JAAAAMMBIEEEEEEER !!!!

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Au niveau du scénario, l'histoire est connue de tous. Sous l'Occupation, Martin (Bourvil) doit livrer des valises pleines de porc à l'autre bout de la capitale. Son acolyte ayant été arrêté par les allemands, il fait donc appel à Grandgil (Jean Gabin) qu'il ne connaît pas. Grandgil complique leur périple à travers les rues de Paris par son franc parler. Ce qui n'est pas du goût de Martin.
Pourtant, les deux hommes finissent par sympathiser.

Premièrement, Martin découvre que Grandgil est un peintre renommé, qui recherche avant tout le goût de l'aventure.
Pour Martin, il s'agit donc d'un voyage initiatique, l'amitié étant la grande dynamique de cette histoire. Mais cette amitié naissante sera mise à rude épreuve, notamment vers la fin du film, lorsque les deux hommes sont arrêtés par les allemands.

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La Traversée de Paris prend alors une tournure tragique, l'ensemble étant renforcé par une image noir et blanc, accentuant le côté dramatique et inquiètant de ce grand classique du cinéma français (je sais, je me répète !).
Le duo Jean Gabin/Bourvil fonctionne à merveille. Ce sera leur seule et unique collaboration au cinéma.
Au final, La Traversée de Paris, c'est aussi un grand numéro d'acteur, notamment Jean Gabin, particulièrement en forme pour l'occasion.

Note: 18.5/20


Mon Oncle Jean Gabin pète les plombs


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