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Après le livre

Par Placebo
François BON, Après le livre, www.publie.net, janvier 2011.
Je me suis mis depuis quelques temps au livre électronique -- proposera-t-on « livrel » sur le modèle de courriel et de pourriel ? Trouvant que la tablette iPad permet une lecture très agréable des principaux journaux et magazines (pour peu qu'ils aient adopté une bonne interface), j'ai décidé de faire le saut, si j'ose dire, vers le livre. J'ai tout d'abord téléchargé des livres techniques (sur le bridge, mon autre vice...), puis quelques titres libres de droit : Le temps retrouvé, La chartreuse de Parme, les Essais de Montaigne, ainsi que la pièce Mahomet de Voltaire, ce dernier en fac-similé.
J'apprécie tout particulièrement la possibilité de télécharger gratuitement à titre de « mise en regard » les premiers chapitres ou premières pages des titres les plus populaires, ce qui nous permet de nous faire une idée sur le « produit ». Ainsi, le Limonov d'Emmanuel CARRÈRE (que je n'achèterai pas), Le rabaissement de Philip ROTH (que j'emprunterai à la bibliothèque) et le Après le livre de François BON.
Par parenthèse, vous voudrez sans doute écouter le débat entre celui-ci et Frédéric BEIGBEDER dans le cadre de l'émission Répliques d'Alain FINKIELKRAUT, lequel cette fois s'est révélé en dessous de tout lors de cette discussion.
J'ai aussi décidé d'acheter l'essai de Pierre ROSANVALLON La société des égaux depuis le site ePagine.fr. Aurais-je eu la possibilité de le feuilleter avant de l'acheter, je m'en serais abstenu. Tout comme leurs frères de papier, les livres électroniques ne sont pas tous égaux... L'éditeur de ce titre n'a, à l'évidence, jamais ouvert un ordinateur ou une liseuse électronique, il voudrait décourager la lecture qu'il ne s'y prendrait pas autrement, belle illustration de ce genre d'autisme informatique si fréquent chez les Français, dont on connait le talent à créer des sites complètement user hostile (c'est en anglais, ils comprendront...). Figurez une page remplie de  haut en bas et de gauche à droite sans la moindre marge ! Encore une chance qu'on puisse modifier la grosseur de la police... Aucune possibilité de surligner ni de prendre des notes. Faut-il blâmer l'interface d'ePagine ou l'éditeur (le Seuil) ? Par comparaison, l'interface de iBooks (dans le giron du iTunes d'Apple) offre un grand confort de lecture : témoin, on peut choisir la couleur du « papier », la police, sa grandeur, surligner, prendre des notes, effectuer des recherches dans le texte ou Internet...
Autre référence, s'agissant de François BON, son blog Le tiers livre, où vous trouverez plusieurs articles fort intéressants, y compris d'utiles conseils pour l'achat d'une liseuse.

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