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Un chasseur d'images aux aguets

Par Arty

PHOTOLoic2Bobby Durham
Photographe, musicien, voyageur, humaniste, amoureux de la vie... Loïc Seron accumule les talents. Il présente une compliation de ses plus belles images, jusqu'à l'année prochaine, chez Hélio Service, un reprographe installé au parc de la Vatine à Mont-Saint-Aignan. Rencontre avec un révélateur d'émotions, toujours aux aguets, le doigt sur le déclencheur.
Rock my Soul. Que présentez-vous dans cette exposition?
Loïc Seron: « C’est une exposition importante pour moi car elle constitue une espèce de tour d’horizon de ce que je fais en photo depuis près de vingt ans. Avec des photos de voyages, des portraits d’artistes, de la nature, du jazz, de la photo de rue... Et pour la première fois, je présente des photos de Toronto, ma ville canadienne de cœur, en exclusivité puisque prises le mois dernier. Au total, des dizaines et  des dizaines de photos... Autre nouveauté, je présente exclusivement des tirages numériques... réalisés en digigraphie sur un très beau Canson à partir de scans de négatifs ou de petits tirages argentiques. Procédé extrêmement intéressant qui permet entre autres de faire de grands formats. La douceur de la pellicule alliée à la pointe de la technologie  numérique...»
Qui est l'homme au sourire généreux sur le carton d'invitation?

Loïc Seron
: «
ll s’agit du grand batteur de jazz américain Bobby Durham, photographié à Paris en novembre 2006. J’ai eu la chance de le connaître un peu dans ses dernières années. Ce fut un très grand bonheur »
Comment définir votre travail?

Loïc Seron: « Mon travail s’inscrit dans la tradition de la photo humaniste qui s’intéresse avant tout à l’être humain dans son environnement, loin de tout concept artistique ou plasticien. Quand j’en ai le choix, je le réalise en argentique et en noir et blanc. Le noir et blanc va droit à l’essentiel. L’argentique offre au tirage des nuances, une douceur et une intensité infinies, le tout avec une authenticité, une chaleur, que j’ai peine à retrouver dans le numérique. Je travaille aussi le numérique, et fais des recherches pour trouver la formule, le matériel, la façon de faire, qui me satisferont entièrement dans ce médium tout de même fulgurant…»
Photographe et humaniste?
Loïc Seron: « Photographier mes contemporains… je n’ai rien inventé. Mais, me semble-t-il, rien de plus passionnant que cet étrange mammifère, infiniment riche et complexe, toujours surprenant, qui peuple la planète, et que l’on appelle homme, femme, enfant. Apprendre à m’approcher des gens avec mon appareil, et à arrêter sur images quelques instants de vie, m’est venu instinctivement suite à certains «déclics» heureux. C’est ce que j’aime et c’est ce qui me convient le mieux »
Avez-vous un ou des modèle(s)?
Loïc Seron « Je me sens proche des photoreporters de l’école humaniste pour le souci de témoigner, de rapporter des choses vues ici ou ailleurs. Pour leur sensibilité et leur tendresse aussi, leur proximité naturelle, évidente avec des «sujets» qui sont avant tout leurs égaux. Modestement, je me joins au mouvement et je prends mon poste d’observation au plus près de la vie, l’œil aux aguets»
Quels sont sujets de prédilection?
Loïc Seron: « Je photographie les gens dans leur environnement de vie, de travail, dans les loisirs qu’ils se choisissent. L’idée du cadre est importante : les hommes sont des sujets inépuisables, mais je m’intéresse aussi beaucoup aux tableaux vivants et changeants qu’ils composent dans l’environnement qu’ils ont imaginé, créé, façonné, qu’ils se sont approprié, et qu’ils modifient encore et toujours. Ma préoccupation est donc esthétique et graphique également. Et cela vaut dans tous les cas. Que la présence humaine dans l’image soit directe, indirecte, ou, plus rarement, absente. Depuis quelques années, la vidéo est devenue un complément utile de l’image fixe. Elle me plaît notamment par l’ouverture qu’elle offre vers la parole de ceux et celles vers qui pointent mon intérêt... et mes objectifs»
Quels sont-ils?
Loïc Seron: « Je cherche toujours à capter des instants signifiants, décisifs : il faut que la photo raconte quelque chose, témoigne, et si possible transforme d’une façon ou d’une autre celui qui la regarde, comme une œuvre littéraire. L’image réussie ne laisse pas son spectateur indifférent ou indemne : elle l’informe, lui donne à voir du nouveau et au final, elle l’enrichit. Vaste programme... »
« Regard tant que tu peux », Loïc Seron, jusqu'au au 31 janvier 2012, Hélio Service, 16 bis rue Alfred-Kastler, La
Vatine, Mont-Saint-Aignan. Tél. 02.32.19.50.23. Du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30, le samedi sur rendez-vous.
http://loicseron.com/


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