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Zatoichi at the Blood Fest : Le Festival de sang promis d...

Par Munch

Zatoichi at the Blood Fest : Le Festival de sang promis dans le titre n’arrive jamais mais ce 25e film dans la série des Zatoichi est une agréable surprise surtout que les 4 ou 5 dernières aventures du samourai aveugle sont plus que mauvais.

Priest :

Scott Stewart(réalisateur) : Hey Paul, ça va?

Paul Betanny (acteur roux n’apparaissant pas dans l’œuvre de Romain Gavras et mari de jennifer Connely) : Oui ça va!

Scott : Écoute, je ne te l’ai jamais dit, mais j’ai utilisé toute les scènes coupées de Legion et je les ai monté pour en faire un autre film.

Paul : Fuck Off!

Scott : Je te le dit. J’ai tout pris, ajouté des CGI et des vampires bidons. J’ai aussi tourné quelques scènes avec les abdos de Cam Gigandet…

Paul : Cam Gigandet? What the fuck?

Scott : Oui, le vampire poche qui meurt dans Twilight.

Paul : Oh Cam Gigandet! Le sodomite du remake de The Experiment.

Scott : Je ne sais pas, j’ai pas vu.

Paul : C’est pas nécéssaire.

Scott : Bon. Toujours est-il que si tu vois des affiches du film Priest avec ta face dessus et que tu n’as aucun souvenir d’avoir tourné dedans, c’est parce que, comme je t’explique, je l’ai un peu traffiqué.

Paul : Ok, pas de problème. Est-ce que c’est bon?

Scott : Paul, Paul, Paul, a-t-on déjà fait quelque chose de mauvais toi et moi?

Sucker Punch : Aussi beau à regarder que soit Sucker Punch, Zack Snyder n’est absolument pas capable de raconter une histoire. Watchmen et 300 étaient les meilleurs storyboards jamais fait pour lui, il n’a fait qu’un copier coller, l’histoire se racontait d’elle même. Dawn of the Dead est un remake pratiquement copier coller aussi, l’histoire est la même mais la morale est inexistante. Sucker Punch est le premier scénario original que Snyder met en scène et il arrive difficilement à raconter quelque chose, à apporter un point sur quoique ce soit. Au mieux, Snyder apparaît comme un brillant faiseur d’images, au pire, un misogyne qui rate complètement sa cible. On est supposé lire plusieurs niveaux de lecture dans Sucker Punch mais ça ne fonctionne tout simplement pas. Comme on a tous vu La Rivière du Hibou de Robert Enrico, on sait après 10 minutes où le film se dirige, Enrico nous faisait patienter 15 minutes alors que Snyder passe plus de 2 heures à nous abrutir le cerveau d’images de jeunes femmes en baby doll qui joue du coude ou mitraillent tout ce qui bouge. On a parfois l’impression de voir un version sérieuse d’un sketch de Contrat d’Gars.

Mother’s Day : Remake d’un film de Troma, Mother’s Day est avant tout la chance ultime pour Darren Lynn Bousman de faire un mea culpa pour toutes les merdes qu’il nous à pondu (Saw 2, 3 et 4, Repo The Genetic Orchestra). Bousman n’a pas le talent de James Wan mais il n’est pas non plus un sous-tâcheron, il a seulement la mauvaise habitude de mal choisir ses projets. Mother’s Day s’inscrit dans la lignée des rares films d’invasions de domicile, genre beaucoup plus présent dans les années 1980. D’une grande violence, Mother’s Day a l’avantage d’avoir une mise en scène soignée et un montage assez serré pour que le suspense fonctionne, dumoins dans sa première demie. Le film n’échappe pas aux clichés du genre mais s’en tire plutôt bien puisque les acteurs jouent bien diminuant ainsi l’impact des clichés.

Final Destination 5 : La série tourne en rond depuis au moins 2 films, mais elle est toujours bien réalisée si ce n’est que les acteurs sont toujours exécrables. La qualité du film repose dans l’ingéniosité des morts/meurtres des personnages dont on ne ressent jamais la moindre sympathie et dont on souhaite la mort la plus vicieuse qui soit. Ce qui est un peu malsain d’écouter un film pour voir les gens mourir. Le suspense ne réside jamais à savoir qui va survivre mais plutôt comment vont-ils mourir. Malsain mais divertissant, Final Destination 5 ressemble aux autres films de la série mais cette fois ils ont inclus une finale surprise surprenement surprenante qui fait sourire malgré le fait que ça ne fonctionne pas à 100%.

Parole de Flic : Film d’action écrit, interprété et produit par Alain Delon, il en profite également pour chanter la chanson thème du générique de fermeture dans un anglais risible qui vous fait friser les oreilles. Pour venger la mort accidentelle de sa fille par une bande de malfrats en redingote/cagoule/gants de cuirette, Pratt (Delon), se rend à Lyon (en France) et enquête. Il en profite pour séduire une policière qui tombe en amour avec lui après s'être mise nue au plus grand plaisir du spectateur qui roule des yeux depuis au moins 45 minutes. Pratt prend part à une poursuite en voiture incompréhensible qui se termine de façon bizarre dans une rivière et il se déguise en clown pour kidnapper le méchant à l'aide d'un crocodile en plastique sur roues dans une scène beaucoup trop longue pour être efficace ou amusante. La fin nous laisse perplexe autant parce que ne comprend pas se qui s'est passer et autant par la réaction des 28 figurants qui regarde un cadavre sans bouger comme s'il s'agissait d'une scuplture de Rodin.

Hyenas : On prend un film de loups-garous et on les change pour des hyènes (pourquoi?) avec un résultat beaucoup plus que navrant. Bien sûr les effets spéciaux des transformations sont risibles mais jamais autant que les hyènes en CGI qui pourraient rivaliser avec les oiseaux de Birdemic. Les dialogues sont atroces mais pas autant que les acteurs qui les récitent. Christa Campbell qui se met nue à peu près à chaque présence devant la caméra, a toujours les seins un peu flous comme si on ne voulait pas vraiment les montrer. Agace-pissette! Certaines performances d’acteurs irritent par leur caricature (le policier qui se pourlèche les babines). Beaucoup de revirements surprises qui ne tiennent pas la route et une histoire d’amour qui défie toute la logique du film. La scène de l’auto-stop est tellement ridicule, cliché, mauvaise et ahurissante qu’elle est de loin, la scène la plus drôle de l’année peu importe le média.

Vampira : Documentaire sur Maila Nurmi qui tenait le rôle de Vampira dans Plan 9 From Outer Space entre autres et qui fut la première "horror host" pour la télévision. Filmé et monté de façon très rudimentaire, à la limite du film étudiant, ce documentaire nous apprend très peu au sujet des "Horror Host", passe en vitesse sur la vie de Nurmi et nous montre le chanteur des Misfits être content et Julie Strain dans une robe en léopard.

The Terminators : Des cyborgs à forme humaine arrivent sur la terre et tue des gens pour aucune raison valable. C’est à Jeremy London de jouer les héros, ainsi qu’un shériff et 2 ou 3 idiots et une camionette et un fusil et etc… Tourné avec le budget d’un épicerie pour deux étudiants (Kraft Dinner, beurre d’arachide, thon en canne), on étire inutilement un scénario inexistant et on insulte le spectateur avec une poursuite finale inter-gallactique. Je ne surpendrais personne en écrivant qu’Arnold Schwarzenneger ne joue pas dans le film.

Zatoichi Darkness is His Ally : 26e et dernier film de la série (en excluant le remake de Kitano), ce Zatoichi a été produit 16 années après le 25e film (les 25 films ont été produit entre 1964 et 1973), ce qui explique que Zatoichi est maintenant grisonant. Cette fois, le film est beaucoup plus sombre, beaucoup plus violent et d’une intensité jamais vu en 25 films. Possiblement le meilleur Zatoichi, cette conclusion est satisfaisante.

Don’t Ring The Bell : Aussi connu sous le titre de The Mafu Cage, ce 2e titre est beaucoup moins trompeur puisqu’il y a bel et bien une cage dans le film. Carol Kane joue une femme qui perd peu à peu la tête et enferme des hommes dans la cage du gorille qui appartenait à son papa et dont elle et sa sœur ont héritée. Voilà, ça ressemble à ça! C’est assez psychédélique.


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